"On sent une panique absolue" : la crise du Covid-19 n’en finit pas et les petits patrons accusent un inquiétant coup de blues

franceinfo
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Depuis le mois de mars, les carnets de commande chez Antonio Faria sont presque vides. Et depuis la mise en place du couvre-feu, il sait qu'ils ne se rempliront pas avant de longues semaines. Le patron de Monddia France gère une société d'autocars, spécialisée sur le tourisme en Île-de-France. Mais la crise n'en finit plus. Pour lui le plus troublant, c'est sa brutalité : "Aujourd'hui, indique Antonio Faria, c'est vrai que c'est difficile d'admettre, en étant proche de la retraite, que tous les efforts que j'ai fait jusque-là pourraient être réduits à néant par un petit virus. "

Presque en trois mois, tout s'envole. C'est ça qui est difficile à admettre : que le travail qu'on a fait pendant trente ans disparaisse et aussi vite.

Antonio Faria

à franceinfo

On parle souvent d'eux à travers leur chiffre d'affaires en berne ou les aides que leur accorde l'État, mais face à la crise du coronavirus Covid-19, après le confinement, les semaines de fermetures, les petits patrons ont le blues. Pour eux, pour leurs salariés, et surtout pour ce qu’ils ont parfois mis une vie à construire : leur entreprise. Et leur détresse financière s'accompagne bien souvent d'une détresse morale.

Alors pour ne pas rester impuissant, pour se sentir moins seul, un collectif d'autocaristes indépendants s'est monté en mai. Antonio Faria en est le porte-parole. C'est (...)

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