​"Pour s'en sortir, il faut être informaticien" : les professeurs face au casse-tête des espaces numériques en rade

Depuis la fermeture des écoles, les professeurs se battent tant bien que mal face aux bugs des espaces numériques de travail.

C'est à s'en arracher les cheveux. Ce jeudi, comme tous les autres jours depuis que la fermeture des écoles, collèges et lycées a été ordonnée par le chef de l'Etat pour cause d'épidémie de coronavirus, le 12 mars dernier, impossible pour Laura de transmettre convenablement les documents (exercices ou leçons) aux familles confinées chez elles. Professeur de français dans un collège de la région toulousaine, elle tient pourtant absolument à entrer sa "contribution dans le système" : un récapitulatif des dernières leçons vues en classe accompagné de questions. "Une sorte de contrôle de connaissances, précise-t-elle. Ça fait deux jours que je n'ai rien pu leur envoyer, si je n'y arrive pas aujourd'hui encore, on va encore me reprocher de les abandonner".

Problème : l'espace numérique de travail, outil dont dispose chaque établissement, ne répond pas. Pensé à l'origine comme un point de rencontre entre élèves, parents et enseignants pour prendre connaissance des activités menées, il doit aujourd'hui, en temps de confinement, servir de "classe virtuelle". Mais voilà, il est surchargé...

Double casquette

Un problème que rencontrent pratiquement tous les enseignants du territoire à l'heure actuelle. Heureusement, Marc*, instituteur dans une école primaire du département du Nord, a une formation d'informaticien. Car, avant de se lancer dans l'enseignement, il a obtenu un BTS informatique.




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