Un verrou a sauté: les footballeurs sont devenus des cibles

Libération.fr
Les joueurs de Lyon Rafael Da Silva (d) et Jordan Ferri (g) sont protégés par le staff lyonnais lors des échauffourées à la mi-temps du match contre Bastia, le 16 avril 2017 à Furiani

De Dortmund à Bastia, le dénominateur commun de cette semaine, c'est que l'intégrité physique des joueurs s'est trouvée menacée.

Pas bien compliqué de comprendre quel est le dénominateur commun de la terrible semaine que le football vient de vivre, depuis le mystérieux attentat ayant frappé l’équipe allemande de Dortmund – des charges explosives activées sur le passage du car des joueurs – mardi avant son quart de finale de Ligue des champions face à Monaco jusqu’aux agressions physiques de supporteurs ayant visé des joueurs lyonnais à Bastia dimanche, en passant par les affrontements entre fans de Lyon et du club turc de Besiktas jeudi, des pères de famille se faisant dérouiller par des types cagoulés sous les yeux de leur gosse : ces six derniers jours, un verrou a sauté.

Et ce verrou, c’est le joueur, c’est-à-dire la dernière frontière incarnant le foot – toutes les autres ont été progressivement détruites, qu’il s’agisse de la notion de club (une coquille plus ou moins vide selon les cas), de l’aspect collectif (écrasé par les stratégies individuelles des joueurs) ou encore du supporteurisme, auquel il ne reste tout au plus qu’un pouvoir de nuisance. D’une certaine façon, les agresseurs bastiais de Memphis Depay et Anthony Lopes ont réussi là où les poseurs de bombes de Dortmund et les ultras lyonnais ont échoué : ils ont fait en sorte que le ballon ne roule plus.

C’est-à-dire qu’ils ont tué le foot, en plus d’expédier le Sporting club de Bastia en Ligue 2 puisque les sanctions que la Ligue professionnelle prendra envers le club corse voudront dire ça. Il nous semble que jusqu’ici, le joueur était un sanctuaire plus ou moins inviolable. On pouvait le déstabiliser en lui faisant miroiter un contrat plus ou moins bidon à un moment opportun. On pouvait l’arbitrer de travers ou avec une sourde malignité. On pouvait l’insulter depuis le banc de touche ou la tribune.

Caractère

On pouvait même le couvrir d’insultes racistes ou de cris de singe sur une remise (...)

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