La semaine où le camp Hamon a passé ses nerfs sur Emmanuel Macron

Romain Herreros
Benoît Hamon lors d'une réunion publique à Paris le 21 février.

POLITIQUE - Le ton clairement est monté d'un cran entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron. Cette semaine, le premier a multiplié les attaques sur le programme du second, affirmant entre autres que le candidat d'En Marche! était "un marche pied du Front national".

La tension est telle que plusieurs de ses soutiens semblent avoir perdu leur sang-froid. Vendredi dans la matinée, c'est Vincent Peillon qui s'est illustré, évoquant l'histoire des chambres à gaz pour commenter les ralliements à l'ex-locataire de Bercy.

Plus tard dans la même journée, c'est Pascal Cherki, porte-parole de Benoît Hamon, qui s'est emporté sur Twitter en accusant le journal Le Monde de faire campagne pour Emmanuel Macron. Sans détour, le député de Paris reproche au quotidien du soir de mener une "propagande indigne".

Ce qui a irrité Pascal Cherki, c'est la une du journal datée de vendredi, dont le titre est "le PS face à la tentation Macron". Or comme l'ont fait remarquer plusieurs journalistes, Le Monde avait accordé la veille sa une au "projet de Hamon pour relancer l'Europe". Pas vraiment de quoi exiger d'inclure "le salaire du directeur de la rédaction du Monde" dans les comptes de campagne d'Emmanuel Macron.

Pourquoi une telle nervosité?

Il ne faut pas lire l'irritation du camp Hamon qu'à l'aune des sondages flatteurs dont bénéficie Emmanuel Macron. Benoît Hamon sait très bien que ces pronostics peuvent se déjouer, d'autant plus que le candidat d'En Marche! est le prétendant à l'Elysée comptant le plus d'indécis parmi ses possibles électeurs. Ce qui est particulièrement dur à encaisser pour le candidat socialiste, c'est la capacité qu'a...

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