La semaine imaginaire de Frédérique Vidal

·2 min de lecture

Chaque samedi, Louison se met dans la peau d'une personnalité qui a fait l'actu et imagine son journal de bord. Lundi 15 février Bonjour, je me présente, je m'appelle Frédérique Vidal et je suis la ministre de l'Ensei… oups, pardon, au bout de trois ans à répéter la même phrase, on finit par avoir du mal à se débarrasser d'un réflexe. Mais grâce à deux mots qui, collés ensemble, en créent un nouveau, voilà que tout le monde se souvient enfin de moi. Pourtant, depuis le début de la crise sanitaire et surtout depuis que les jeunes étudiant·es crèvent la dalle en regardant des tutos sur internet pour apprendre à faire des nœuds coulants avec un totebag de l'aide alimentaire, j'avais un peu espéré que mon quart d'heure de gloire arriverait enfin. Mais non, contre toute attente, ou pas, ce sont encore mes collègues mâles qui ont récupéré le dossier en causant de l'impossibilité de filer, pendant quelques mois, 400 balles de RSA à des jeunes qui n'ont pas mangé depuis trois jours et pas vu un sourire depuis presque un an. Les jeunes ont un peu râlé, mais pas trop, forcément, à cause de l'hypoglycémie, et tout le monde a eu une nouvelle fois la preuve que, quand on élit un président ni de droite ni de gauche, c'est qu'on élit un président surtout ni de gauche. Mais bref, oublions ces débats stériles sur le désenchantement total de toute une génération qui était un peu censée sauver le monde de son péril certain et parlons islamo-gauchisme. À LIRE AUSSI Les étudiants ont désormais leur propre grande dépression Mardi 16 février Bonjour, je me présente, je m'appelle Frédérique Vidal, oui comme le dictionnaire avec les suppositoires dedans, et je suis la ministre de… rhooo pardon, vraiment ce réflexe, c'est encore plus ancré en moi qu'une envie de skier, même en taxi, chez les gens qui ont un chalet à... Lire la suite sur Slate.fr.