Une semaine après les raids israéliens, la bande de Gaza plus que jamais à terre

La bande de Gaza ressort épuisée de cet énième round de violences meurtrières entre Israël et le Jihad islamique palestinien. Malgré la trêve entrée en vigueur dimanche soir 7 août, il y a une semaine, les habitants pleurent leurs morts. Les destructions sont importantes et des centaines de blessés sont toujours à l’hôpital, désespérés par la situation et par les pénuries de médicaments. Quelle est la situation après une semaine de trêve ?

De notre correspondante dans les Territoires palestiniens,

Du nord au sud de Gaza, des familles entières se retrouvent à la rue à cause des destructions. De la maison familiale des Shamallagh, près de la mer, dans un quartier huppé de la ville de Gaza, il ne reste rien, seulement une montagne de gravats; des barres de métal qui en dépassent, quelques meubles écrasés que l’on devine çà et là. Et des enfants qui jouent dans les décombres. Mohammad, l’un des fils de la famille, étudiant en 4e année de médecine, raconte qu’il a tout laissé derrière lui : tous ses souvenirs, et surtout ses livres, ses fiches qu’il avait mis tant de temps à préparer.

Il y a aussi les habitants qui pleurent leurs morts. De petites bâches sont installées devant les immeubles pour que chacun puisse présenter leurs condoléances aux familles. Et puis, de nombreux blessés également.

Dans l’hôpital al-Shifa, le principal de la bande de Gaza, Nivine, 51 ans, qui habite dans la Tour Palestine, premier bâtiment à avoir été bombardée par l’armée israélienne - qui visait un commandant du Jihad islamique. Elle, son mari et sa fille ont été grièvement blessés. Elle ne sait toujours pas si elle pourra remarcher. Son dos est bleu, ses jambes ont été déchiquetées par des éclats d’obus.


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