La Semaine africaine du climat s'achève au Gabon

Vendredi s’est achevé au Gabon la Semaine africaine du climat qui avait été lancée lundi et qui a mobilisé plus de 2000 représentants de gouvernements, d'ONG et de la société civile venus d'une cinquantaine de pays. Pendant une semaine, près de 200 ateliers ont été organisés pour imaginer les solutions contre le dérèglement climatique. Il s'agissait aussi de discuter de la position africaine pour la prochaine COP que l'Egypte accueillera en novembre.

Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Les pays africains ont unanimement reconnu que la prochaine COP ne devrait pas être une rencontre de promesses mais qu'il était plutôt temps de passer à l’action.

Honoré Tabuna, responsable de l’environnement dans les 12 pays membres de la CEEAC, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. « Nous avons trop réfléchi, il est temps de passer aux actions. Que l’Afrique ne soit plus là pour attendre, pour écouter les promesses. Les actions, c’est ce que nous voulons. La mise en œuvre des solutions pour répondre aux attentes des populations qui souffrent. Comme solutions par exemple : comment financer les programmes sur les inondations, sur la sécheresse, l’agriculture ? C’est ce que les peuples veulent : que ce soit une COP des actions, une COP des solutions, une COP des peuples. »

Lors de cette semaine africaine du climat, il a été rappelé que l’Afrique avec seulement 3% des émissions de gaz à effet de serre subit pourtant durement les effets du changement climatique. Les africains souhaitent donc que les pays industrialisés changent leur modèle économique afin de faire baisser le réchauffement climatique.


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