Selon la Russie, 2,8 millions d’Ukrainiens sont arrivés sur son sol

Photo ALEXANDER NEMENOV AFP.

Plus de 2,8 millions d’Ukrainiens, dont 448 000 enfants, ont franchi la frontière russe depuis le début de ce que l’agence officielle Tass appelle “l’escalade de la situation” dans le Donbass, à savoir l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février. L’agence cite une “source au sein des forces de l’ordre” qui a souhaité garder l’anonymat.

Toujours selon cette source, la moitié de ces personnes proviennent de la République populaire de Donetsk (DNR) et de la République populaire de Louhansk (LNR), les deux républiques séparatistes du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, reconnues à ce jour seulement par Moscou, Pyongyang et Damas.

Ce chiffre ne tient pas compte, comme le remarque le site de Radio Svoboda, filiale russe de Radio Free Europe / Radio Liberty, du nombre de ceux qui ont quitté par la suite la Russie. Au 19 juillet, selon l’ONU, le nombre d’Ukrainiens en Russie serait plutôt de 1,7 million.

Attribution de la nationalité russe

Ces chiffres sont néanmoins sujets à de nombreuses controverses, la partie ukrainienne estimant notamment que la plupart de ces personnes ont été déplacées contre leur gré sur le territoire russe.

Le 13 juillet, le président Volodymyr Zelensky a dénoncé la “déportation” de près de 2 millions d’Ukrainiens en Russie. Selon lui, ces ressortissants ukrainiens ont été privés de leurs papiers d’identité, intimidés et entravés dans leur désir de rentrer chez eux par les autorités. Il a aussi dénoncé le “kidnapping” de “plusieurs centaines de milliers d’enfants”.

Par un décret présidentiel, Vladimir Poutine a facilité fin mai l’attribution de la nationalité russe aux orphelins venant d’Ukraine. Selon la presse d’opposition russe, une centaine d’entre eux aurait déjà été placée dans des familles d’accueil à travers la Russie sans que les autorités ukrainiennes ou leurs parents aient donné leur consentement.

Toutefois, comme le rappelle Radio Svoboda, selon la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, les parties belligérantes doivent assurer des couloirs humanitaires pour les enfants dans les zones de conflit, mais soit vers des zones plus sûres de leur pays d’origine, soit vers un pays neutre. Ce qui n’est pas le cas de la Russie.

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