Selon son avocat, Mila "ne s'exprimerait plus dans les mêmes termes" aujourd'hui

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"Mila a appris beaucoup de choses. Elle a grandi en accéléré, elle n'est plus la même aujourd'hui qu'à 16 ans et demi", a souligné son avocat, Richard Malka interrogé par BFMTV.

Au lendemain de la visite de Mila à la Grande mosquée de Paris, son avocat Richard Malka a répondu aux questions de BFMTV sur le parcours de sa cliente depuis le début de l'affaire. Après avoir qualifié de "geste d'apaisement" ce déplacement aux côtés du recteur Chems-eddine Hafiz, il a expliqué que la jeune femme "a appris beaucoup de choses depuis 18 mois" mais "garde l'opinion qu'elle veut" sur l'Islam, comme sur les autres religions.

"Elle ne faisait que répondre à un agression"

Début 2020, sur Instagram, Mila avait riposté rageusement à un homme qui l'insultait "au nom d'Allah": "l'islam, c'est de la merde (...) Votre religion, c'est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir". Des propos qui lui ont valu un cyberharcèlement de meute depuis un an et demi - 11 de ses cyberharceleurs ont été condamnés ce mercredi à des peines de 4 à 6 mois avec sursis. 

"Elle ne faisait que répondre à une agression et la seule personne qu'elle n'ait jamais voulu blesser c'est celle qui l'a insultée en raison de son orientation sexuelle", a rappelé son avocat.

Depuis 18 mois, "Mila a appris beaucoup de choses", a assuré Richard Malka. "Elle a grandi en accéléré, elle n'est plus la même aujourd'hui qu'à 16 ans et demi et je pense qu'elle ne s'exprimerait plus dans les mêmes termes que ceux employés à 16 ans et demi."

"On a le droit de ne pas être d'accord"

Toutefois, Me Richard Malka tient à souligner que sa cliente "garde l'opinion qu'elle veut sur cette religion, sur les autres religions".

"On a le droit dans un pays laïc de ne pas être d'accord, d'avoir une méfiance à l'égard des religions, c'est d'ailleurs mon cas. Mais ça ne m'empêche pas de dialoguer avec tous les représentants de toutes les religions, d'étudier les textes, de les analyser, de m'en inspirer même pour plaider."

"On est pas forcément dans la violence quand on n'est pas d'accord. La laïcité est fait pour ça, pour nous permettre de vive ensemble, en laissant nos religions un peu de côté pour se concentrer sur ce que nous avons de commun, c'est-à-dire être des êtres humains", a estimé l'avocat.

Article original publié sur BFMTV.com

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