En Seine-Saint-Denis, l'évacuation du squat LGBT+ de La Baudrière fait débat

Près d’une centaine de policiers ont été mobilisés pour expulser un collectif féministe, anarchiste et LGBT+ opposé à la gentrification de la ville de Montreuil du bâtiment qu’il occupait illégalement. Une opération musclée, qui s’est soldée par une vingtaine d’interpellations.

« Squatter, c’est une manière de lutter contre la propriété privée, qui produit précarité, mal-logement, isolement et ravage écologique » explique le collectif La Baudrière sur son site internet. Ce squat « anarcha-féministe transpédégouine » s’opposait à la gentrification de la ville de Montreuil, en occupant un immeuble devenu un lieu d’accueil et de culture, qui organisait notamment des shows de drag et des soirées de soutiens aux personnes trans en Russie.

Expulsables depuis le 21 août et déterminés à rester sur place, les membres du collectif n’ont cependant pas eu d’autre choix que de quitter les lieux, mardi 22 août au matin. « Devant la détermination des occupants à se maintenir dans les lieux, d’importants moyens ont été mobilisés », expliquait le préfet de la Seine-Saint-Denis, Jacques Witkowski, dans un communiqué.

Près d’une centaine de policiers ont été mobilisés pour évacuer le squat dès 7 heures mardi matin. Une opération d’évacuation musclée : les activistes de « La Baud » s’étaient barricadés à l’intérieur, forçant les policiers à escalader le bâtiment et « à procéder à l’évacuation de ses occupants en passant par le toit » selon Le Parisien.

Une expulsion en lien avec le Convoi de l’eau ?

La Baudrière, devait organiser cette semaine « Les digitales », un festival d’écologie « vénéneuse et radicale », qui devait se dérouler du 24 au 27 août à la Baudrière. À cette...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi