En Seine-Saint-Denis, "l'écoeurement" des habitants face au mur anti-toxicomanes

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Ce mur, censé éviter le passage des usagers du crack vers la banlieue, a été dressé vendredi après-midi, quelques heures après l'évacuation d'une cinquantaine de toxicomanes du quartier des jardins d'Eole dans le nord de capitale vers la place Auguste Baron en lisière de périphérique entre Paris et la Seine-Saint-Denis.

"Le mur de la honte": A Pantin et Aubervilliers, l'édification d'un mur bouchant un tunnel afin d'empêcher les consommateurs de crack de Paris d'aller en Seine-Saint-Denis suscite "colère" et "écœurement" des riverains qui réclament une solution pérenne pour venir en aide aux toxicomanes.

Eriger un mur a "une portée symbolique. On pense au mur de Berlin, à celui de Trump ou encore à Gaza", estime Sabrina Mahfoufi, une habitante d'Aubervilliers, incrédule face à cet alignement de parpaings. "C'est écoeurant".

Pour les habitants du quartier des Quatre Chemins, à cheval entre Aubervilliers et Pantin, l'accès au tunnel menant à Paris est bouché. Un tag portant l'inscription "Le mur de la honte", "merci Darmanin", barre la moitié de la paroi, située sous le périphérique parisien.

Ce mur, censé éviter le passage des usagers du crack vers la banlieue, a été dressé vendredi après-midi, quelques heures après l'évacuation d'une cinquantaine de toxicomanes du quartier des jardins d'Eole dans le nord de capitale vers la place Auguste Baron en lisière de périphérique entre Paris et la Seine-Saint-Denis.

Le préfet de la région Ile-de-France, Marc Guillaume, et le préfet de police de Paris, Didier Lallement, qui ont mené l'opération sur instruction du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, justifient son édification par l'"indispensable protection des habitants de Pantin", ont-ils écrit samedi à la maire de Paris, Anne Hidalgo.

"Le mur, c'est une solution temporaire et encore vous pensez pas qu'ils (toxicomanes) ne vont pas faire le tour", considère Maxime Moroni, habitant de Pantin dont l'appartement donne sur le passage emmuré.

"Les bobos parisiens ne veulent pas des crackeux alors on nous les envoie sur notre territoire qui a(...)


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