Seine-Saint-Denis : 400 personnes découvrent leur séropositivité chaque année

Elsa Marnette

C’est trois fois plus qu’ailleurs en France. L’hôpital de Montreuil tente de lutter contre cette « épidémie cachée » en proposant un dépistage du sida aux futurs pères dans le cadre du suivi de grossesse de leur conjointe.


En Ile-de-France, 10 200 hommes et femmes sont séropositifs sans le savoir, selon les estimations de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ils seraient 1 318 rien qu’en Seine-Saint-Denis.

C’est cette « épidémie cachée », ainsi que les médecins l’appellent, qui conduit le virus du sida à continuer de se propager. Dans le département, environ 400 nouveaux cas sont découverts chaque année, soit trois fois plus qu’ailleurs en France - rapporté au nombre d’habitants -, hors territoires d’outre-mer.

Des dépistages VIH proposés aux futurs pères

Pour amener les personnes infectées qui s’ignorent vers le soin, une équipe de l’hôpital intercommunal André-Grégoire de Montreuil a mis au point un projet de recherche au sein de sa maternité. Depuis le mois d’octobre, sages-femmes et médecins proposent systématiquement un dépistage VIH aux futurs pères, lorsqu’ils accompagnent leurs compagnes enceintes aux consultations de suivi. Une initiative soutenue par l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS).

Une plaquette d’information, éditée pour l’occasion, est distribuée dans les halls d’attente, afin d’inciter les hommes à se rendre dans « la salle des papas ». C’est ici qu’un test rapide d’orientation diagnostique (trod) ou des sérologies sont réalisés.


-

Montreuil, ce lundi. Un test rapide d’orientation diagnostique (trod) ou des sérologies peuvent être réalisés. LP/E.M.

S’il est trop tôt pour communiquer sur les résultats de cette recherche, le docteur Pauline Penot, coordinatrice, donne tout de même quelques chiffres : « Depuis octobre, 320 pères ont été prélevés. Aucun n’était atteint du VIH, mais cela nous a permis de découvrir plusieurs cas d’hépatite B. »

Une « méthode de maillage » du (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

Saint-Ouen : mobilisation pour restaurer la brigade des puces
Conseil régional : l’opposition dénonce l’opacité des brigades de sécurité des lycées
Pantin : de l’art contemporain aux Courtillières
Pierrefitte : un livre sur l’histoire de la commune vient de sortir
Aulnay : les habitants débordent d’idées pour changer la Rose-des-Vents