“Sous la Seine”, le navet qui fait des vagues avant les JO

Le top 10 des films Netflix du moment défile sur l’écran. Quand soudain, “la silhouette distinctive d’une nageoire dorsale accélérant dans le ressac” apparaît, raconte le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Tout de suite, on clique. Pour découvrir que la nageoire appartient à un grand requin mako, qui se balade dans les eaux de la Seine, en plein Paris.

Bérénice Béjo dans “Sous la Seine”, réalisé par Xavier Gens, 2024.. PHOTO Sofie Gheysens/Netflix
Bérénice Béjo dans “Sous la Seine”, réalisé par Xavier Gens, 2024.. PHOTO Sofie Gheysens/Netflix

C’est anormal, et c’est d’autant plus inquiétant que la Ville s’apprête les championnats du monde de triathlon. Presque comme dans la vraie vie, où Paris se prépare pour ls Jeux olympiques.

Sous la Seine est le dernier carton plein de Netflix : avec plus de 70 millions d’heures visionnées autour du globe dès sa première semaine (il est sorti le 5 juin).

Un figurant à gauche et Nassim Lyes à droite dans “Sous la Seine“, 2024. 
“The Daily Telegraph” sourit d’un film “qui se prend au sérieux de bout en bout”.. PHOTO Sofie Gheysens/Netflix
Un figurant à gauche et Nassim Lyes à droite dans “Sous la Seine“, 2024. “The Daily Telegraph” sourit d’un film “qui se prend au sérieux de bout en bout”.. PHOTO Sofie Gheysens/Netflix

C’est actuellement le film non anglophone le plus regardé autour du globe.

“Et si un prédateur remontait la Seine et perturbait les préparatifs des JO de Paris en dévorant tous les nageurs pendant un triathlon ?” écrit The Telegraph pour résumer ce thriller.

“Le film de requin à Paris est en train de créer de sérieuses vagues”, remarque la BBC, qui estime que Hollywood a “beaucoup à apprendre des Français” sur la manière de “faire du divertissement populaire à moindres frais”.

Pour autant, les critiques restent mitigées. “Le plus grand film de l’été est aussi le plus stupide”, cingle The Daily Telegraph, qui s’étonne du succès de ce thriller “occasionnellement gore, constamment idiot, et bien trop sérieux”.

S’il est “trop peu effrayant et trop prévisible”, comme l’écrit aussi le site culturel Polygon, il a le mérite “d’avoir un petit côté scientifique” et d’alerter sur “les conséquences de la détérioration des écosystèmes”.

Bérénice Béjo dans “Sous la Seine“, 2024.
Pour la BBC, “c’est un film B dont les effets à prix réduit et le travail de caméra semblent plus adaptés à un écran de télévision qu’à un cinéma”.. PHOTO NETFLIX
Bérénice Béjo dans “Sous la Seine“, 2024. Pour la BBC, “c’est un film B dont les effets à prix réduit et le travail de caméra semblent plus adaptés à un écran de télévision qu’à un cinéma”.. PHOTO NETFLIX

De fait, l’intrigue tourne autour d’un requin “qui cherche refuge dans le fleuve français après que la pollution l’a chassé de sa maison d’eau salée”, résume l’hebdomadaire spécialisé dans le cinéma Variety.

Léa Léviant dans “Sous la Seine“, 2024.. PHOTO Sofie Gheysens/Netflix
Léa Léviant dans “Sous la Seine“, 2024.. PHOTO Sofie Gheysens/Netflix

Il est ainsi contraint de “reconfigurer son métabolisme pour s’adapter à l’eau douce”, précise Polygon.

Le film s’inspire également des “récentes tentatives de désintoxication de la Seine afin qu’elle puisse être utilisée pour les JO”, poursuit Polygon.

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