Le secret coréen de Seo Mi-Ae

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Prend-t-elle ombrage à être comparée au maître de l'horreur Stephen King? "Pas du tout, j'adore ce qu'il fait", lâche Seo Mi-Ae, comme si elle mangeait un délicieux bonbon. "Un jour, il a expliqué qu'il ne fallait pas chercher l'horreur à l'extérieur parce qu'elle se trouve souvent en premier lieu au sein même de la cellule familiale. Et plus la fenêtre est petite, et plus elle fait peur." Le contraste entre les propos tenus par la romancière et son allure est amusant. Seo Mi-Ae est tout en rondeur, elle porte une chemise blanche et un pantalon noir, et elle n'inspire rien d'autre que l'envie de rester un moment avec elle autour d'une tasse de thé et d'un morceau de gâteau. Mais c'est sans compter l'imagination carnassière de la dame qui fait mouche encore une fois dans le deuxième opus de sa trilogie, Chut, c'est un secret.

Un trio tout en tensions

Les enfants sont innocents. Oubliez cela avec Avec Seo Mi-Ae, plus question de regarder ces bambins de la même façon. Non, on l'avait déjà compris dans Bonne nuit maman, le premier volume de la série. L'écrivaine avoue avoir puisé dans sa propre histoire : "Quand j'avais 14 ans et mon frère, 11 ans, je m'en suis pris à lui. C'est affreux, mais il m'avait manqué de respect et en Corée c'est assez grave, on ne fait jamais ça avec ses aînés. J'ai voulu l'étouffer. Evidemment, je ne suis pas allée jusqu'au bout mais je me suis posée plein de questions, surtout après, quand j'ai commencé à écrire. L'inné, l'acquis, à quel moment on pa...


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