Le secrétaire général des Républicains appelle à "rompre avec le sarkozysme"

Aurélien Pradié (LR), candidat aux régionales en Occitanie, le 3 mai 2021 à Toulouse - Lionel BONAVENTURE © 2019 AFP

Aurélien Pradié a appelé à "couper les cordes" avec l'ancien président, après les échecs essuyés par le parti de droite aux différentes élections jusqu'à récolter moins de 5% des voix à la dernière présidentielle.

Le secrétaire général des Républicains Aurélien Pradié appelle à "rompre avec le sarkozysme" et à rebâtir une "droite populaire", dans une interview au Point publiée ce samedi.

"Ce que j'ai le plus appris de Nicolas Sarkozy, c'est le sens de la rupture. C'est sa volonté de rompre avec le chiraquisme qui lui a permis de réussir. Je suis certain qu'il ne m'en voudra pas de dire qu'aujourd'hui, il faut rompre avec le sarkozysme", affirme le numéro 3 du parti.

"Depuis 2012, la droite française a été plombée par le poids de tous ceux qui avaient échoué à différentes échéances électorales. C'est le moment de couper les cordes", ajoute-t-il, se disant "certain que nous allons, d'un coup, mieux respirer". Selon Aurélien Pradié "un droit d'inventaire à droite est nécessaire".

"Quand votre parti réalise un score inférieur à 5% à l'élection présidentielle, on n'en est plus aux simples ajustements, nous en sommes à la révolution, ajoute-t-il, en référence au score de 4,8% de Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle.

"Choisir un chef viendra en temps et en heure"

Il estime également que "le moment est venu pour notre famille politique de redevenir une droite populaire" car "l'histoire de la droite française, depuis le général de Gaulle, a toujours été de s'intéresser à la question sociale avant la préoccupation identitaire", qui est une "erreur" selon lui.

Dans cette démarche "la jeune garde peut être utile" estime-t-il, en assurant qu'"il ne s'agit pas d'une bataille de générations".

"Choisir un chef viendra en temps et en heure", ajoute Aurélien Pradié pour qui "il y a quand même une leçon à tout ça: en finir avec le système des primaires", par lequel LR avait désigné sa candidate à la présidentielle en décembre dernier.

Alors que LR lance officiellement ce samedi sa campagne pour les législatives, Aurélien Pradié fustige par ailleurs la "lâcheté" de ses collègues qui ont rejoint Emmanuel Macron, comme Eric Woerth, ou se sont montrés prêts à le faire, comme Guillaume Larrivé.

"Quelqu'un qui trahit, c'est un traître, quelqu'un qui renie ses convictions, c'est un opportuniste politique", affirme-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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