Seconde vague : "Un certain nombre de conclusions n'ont pas été tirées par le gouvernement", juge Stéphane Troussel (PS)

Deux conseils de défense doivent se tenir les mardi 27 et mercredi 28 octobre, pour tenter de trouver des mesures afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus. "Ce que j'attends de la part du gouvernement, c'est qu'il dise la vérité aux Français. On ne peut pas être dans la situation où il y a une dizaine de jours le président de la République dit que le couvre-feu va permettre de garder le contrôle de la situation et puis dix jours plus tard un certain nombre de médecins et d'autorités scientifiques disent que l'on a perdu le contrôle de la situation", explique Stéphane Troussel, président PS du département de la Seine-Saint-Denis, invité des "4 Vérités" de France 2, mardi 26 octobre. Faut-il aller vers un reconfinement partiel ou total ? "À l'évidence, compte tenu de la dégradation de la situation et du nombre de lits de réanimations qui sont chaque jour plus nombreux à être occupés par des patients Covid-19, si des mesures supplémentaires sont nécessaires il faut les prendre. A la fois pour protéger nos concitoyens et pour protéger les soignants de cette vague qui monte", précise Stéphane Troussel. Élargir le RSA aux moins de 25 ans "On voit bien qu'un certain nombre de conclusions, d'enseignements, n'ont pas été tirés [par le gouvernement] pour affronter cette seconde vague", juge Stéphane Troussel qui indique que son département n'a pas reçu de soignants ou de lits de réanimations supplémentaires. À propos du nouveau plan de lutte contre la pauvreté du gouvernement, Stéphane Troussel parle de "mépris de classe" dans une tribune publiée dans La Croix. "On ne peut pas se contenter d'aides ponctuelles. La réalité c'est que la misère est en train d'avancer et que le gouvernement piétine sur cette question. Les demandes d'allocation au RSA sont en train d'augmenter, le nombre de jeunes qui arrivent sur le marché du travail sans perspectives ne cesse d'exploser. Élargir le RSA aux moins de 25 ans, c'est cinq milliards d'euros, c'est à peu près le coût de la suppression de l'impôt sur la fortune", explique Stéphane Troussel. Quel est l'impact de l'assassinat sur les populations de confession musulmane en Seine-Saint-Denis ? "Vous savez, nos citoyens de confession musulmane n'aspirent qu'à une chose : c'est la sérénité, la paix, de pouvoir pratiquer sereinement leur religion", estime Stéphane Troussel.