« Une seconde d’éternité », une expérience aux frontières du réel à la Bourse de commerce

© Aurélien Maule/Courtesy by Pinault Collection

On entre dans un couloir où règne une pénombre totale. Seuls quelques halos lumineux projetés au sol permettent de s’orienter. Soudain, elle surgit. La silhouette spectrale d’une femme, cheveux noirs ramassés en chignon, collier de perles et longue robe vaporeuse rouge. Dominique ­Gonzalez-Foerster se métamorphose en Maria ­Callas, habitée par la diva jusqu’à confondre sa voix avec celle de la légendaires oprano. L’œuvre, intitulée Opéra (2016), génère le trouble : l’artiste se matérialise sous la forme d’un hologramme et entonne les arias de la cantatrice, dont celle de La Traviata, de Giuseppe Verdi.

Une apparition en guise de séance de spiritisme, de ­tentative de communiquer avec l’âme de la défunte, dans une performance similaire à une transe pendant laquelle elle se laisse hanter par la Callas et fusionne leurs deux identités en un seul corps flottant. L’expérience aux frontières du réel fait partie du nouvel ­accrochage de la Bourse de ­commerce avec, comme fil conducteur, le fantôme. Sensations fortes garanties.

Un parcours immersif irrigué par la mélancolie

« On voulait mettre à l’unisson l’ensemble des espaces avec 'une seconde d’éternité', une formule empruntée à Charles Baudelaire qui signifie carpe diem – il faut profiter de l’instant présent –, note Emma Lavigne, directrice générale de la Collection Pinault ; pour traiter le thème du temps, qui se suspend ou fuit, notamment à travers le dialogue amical entre Roni Horn et Félix González-Torres, qui abordent la tr...


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