Second tour de la primaire EELV: Rousseau et Jadot s'opposent sur le prix de l'essence

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Rousseau et Jadot s'opposent sur l'augmentation du prix de l'essence pour le dernier débat de la primaire écolo (Photo: @BFMTV/RMC)
Rousseau et Jadot s'opposent sur l'augmentation du prix de l'essence pour le dernier débat de la primaire écolo (Photo: @BFMTV/RMC)

POLITIQUE - C’est terminé. Après une semaine de débats et d’interventions médiatiques tous azimuts, Sandrine Rousseau et Yannick Jadot ne croiseront plus le fer, ni la fleur, avant le début du second tour de l’élection interne organisée par EELV et ses partenaires. Le vote, électronique, comme pour le premier tour, débute samedi 25 septembre et doit durer jusqu’au mardi 28.

Les deux finalistes se sont donc retrouvés aux aurores, ce vendredi 24, sur BFMTV pour confronter leurs points de vue sur l’écologie, évidemment, mais aussi sur le social ou l’économie, avant de laisser trancher les 122.000 inscrits à la primaire.

L’occasion de dessiner, encore davantage, les contours de leurs visions de l’écologie politique, et d’entrer, parfois, dans les cas pratiques. Le prix du carburant en tête. Si Sandrine Rousseau a promis une hausse significative des tarifs, compensée par unaccompagnement des ménages, Yannick Jadot s’est montré bien plus mesuré en la matière. Le reflet de ces fameuses “nuances de vert” qui font ce deuxième tour.

Rousseau veut une hausse de 6 à 10 centimes

“Oui, il faut que l’essence augmente”, a ainsi expliqué la candidate ”écoféministe”, sans ambages, “parce que c’est ce qui pollue, c’est ce qui nous met en danger (...) ça fait courir un danger sur l’humanité complète.”

“Je sais que ce n’est pas facile à entendre”, a-t-elle poursuivi, en évoquant une envolée de “6 et 10 centimes le litre sur une année” pendant toute la durée du mandat. Et de promettre: “c’est précisément la raison pour laquelle je mets en place un revenu d’existence, c’est précisément la raison pour laquelle il nous faut avoir une politique de démobilité (...) je m’engage à vous accompagner.”

En face, Yannick Jadot s’est dit défavorable à une telle hausse “dès notre arrivée au pouvoir”, tout en expliquant que le prix grimperait de façon mécanique, à cause des coûts ou du marché. Mais “il faut que cette augmentation ne se fasse pas de manière violente parce que ça a un impact très lourd sur le pouvoir d’achat.”

“Plutôt que faire une mesure qui va impacter celles et ceux qui ne peuvent pas se payer un logement ou une maison en centre ville, qui doivent faire 20, 30, 40 kilomètres pour aller bosser, je préfère offrir des alternatives”, a-t-il encore expliqué, plaidant pour un forfait mobilité durable obligatoire, à la charge des employeurs, ou un investissement massif dans les modes de transport verts.

Jadot “dans la filiation de Hamon”

Outre ce sujet “carburant”, forcément épineux pour les écolos trois ans après le début de la fronde des gilets jaunes, les deux finalistes ont défendu leur vision d’un revenu universel, Sandrine Rousseau estimant qu’il fallait “diminuer la part du travail dans notre vie” et Yannick Jadot s’inscrivant “dans la filiation de Benoît Hamon”.

Sandrine Rousseau a notamment détaillé son “revenu d’existence” de 850 euros “dès 18 ans pour les revenus en-deçà d′1,5 fois le Smic.” “La transformation écologique consiste à ralentir notre rythme, il faut revaloriser les temps de non-travail”, a ainsi plaidé l’économiste, prônant une diminution de “la part du travail dans notre vie, avec aussi la semaine de travail de quatre jours”.

Selon elle, cela veut dire “ne pas être tributaire d’une folie d’organisation pour consommer, afin d’avoir du temps pour sa famille, pour soi, pour les associations, c’est un temps qui n’émet pas de CO2, sans incidence écologique, où on se retrouve... C’est enthousiasmant!”

De son côté, Yannick Jadot défend un “revenu citoyen” qui n’est pas sans rappeler la présidentielle précédente: “Dès notre arrivée au pouvoir le RSA augmente de 100 euros. Et dans le quinquennat, le revenu citoyen est porté au seuil de pauvreté, à 880 euros”.

“Je m’inscris dans la filiation de ce qu’a porté Benoît Hamon en 2017, c’est le RSA + la prime d’activité, et ce que vous touchez est dégressif en fonction des revenus”, a ainsi expliqué l’eurodéputé, qui s’était rangé derrière le candidat socialiste à la dernière élection présidentielle. La parole est désormais aux sympathisants EELV.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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