Second tour de la présidentielle en Tunisie : deux candidats du dégagisme moins opposés qu'il n'y paraît

Laurent Ribadeau Dumas

Le 13 octobre 2019, les Tunisiens doivent choisir leur président entre le professeur de droit Kaïs Saïed et le patron de Nessma TV Nabil Karoui, tout juste libéré de prison. En apparence, les deux hommes sont antinomiques. Mais comme l'a expliqué à franceinfo Afrique la directrice de l'ONG Al Bawsala, Nesrine Jelalia, ils sont aussi très complémentaires.

Dans le brouillard politique qui règne en Tunisie, on manque de repères, c'est le moins qu'on puisse dire ! De ce point de vue, Al Bawsala, qui signifie la boussole en arabe, fournit des analyses très fouillées et très pertinentes. A l'origine, l'association est une organisation des droits de l'Homme qui travaille dans de nombreux domaines : transparence dans la vie publique, accès à l'information, libertés individuelles et collectives, violences faites aux femmes... Pour balayer tous ces secteurs, elle compte 27 salariés. Elle est particulièrement active pendant cette période électorale très spéciale. "Je suis là depuis 6h du matin", raconte à 18h, en ce 11 octobre, Nesrine Jelalia, qui a l'air effectivement épuisée.

Un "cadre légal hérité de la dictature"

"Depuis la révolution, on a assisté à la mise en place de la Constitution, qui a fixé un cadre en matière de droits et de libertés, d'équité fiscale, de redistribution des richesses, notamment (...)

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