Pour le second tour de la présidentielle, nous, Franco-marocains de tout bord, disons stop au Front national

Najwa El Haïté
Pour le second tour de la présidentielle, nous, Franco-marocains de tout bord nous disons stop au Front national

La menace se présente une nouvelle fois à notre porte. Elle est drapée de nouveaux habits mais n'en est pas moins très dangereuse pour notre démocratie. Le Front national de Marine Le Pen a gardé une idéologie xénophobe, un discours national-populiste et des pratiques dictatoriales. Face à ce péril, nous, démocrates et patriotes Franco-marocains de tout horizon, nous ne pouvons nous résigner à constater qu'une partie des Français participe, par colère, désarroi ou adhésion, à l'ascension d'un tel parti.

Le choix du FN, c'est le choix du nationalisme économique, de la violence politique et de l'injustice sociale.

Sortie de l'Union européenne, protectionnisme, dévaluation créeront, dans un contexte de désindustrialisation, une réaction en chaîne: inflation, perte conséquente du pouvoir d'achat des Français, hausse du taux de chômage et des inégalités. Nous ne voulons pas d'une France repliée qui croit s'en sortir en s'enfermant.

Outre les sophismes de son programme économique, le pouvoir frontiste sévit dans les villes emportées lors des municipales de 2014. Les pratiques de gouvernance s'illustrent par des mesures autoritaires, ségrégatives et inégalitaires: fin des subventions au planning familial, fermeture des épiceries sociales et des centres sociaux, baisse de 50% des dépenses sociales, suppression de la gratuité des cantines pour les familles les plus pauvres, discriminations au logement social, diminution drastique des dépenses éducatives locales, suppression des études surveillées, rejet de scolarisation des élèves allophones, baisse de moitié du budget des bibliothèques municipales, annulation et interdiction des manifestations culturelles et des festivals, etc. La liste serait malheureusement encore longue.

Le FN prétend, de cette manière, parler au "nom du peuple", des sans voix, mais il ne cesse de lui confisquer la parole. Il brutalise le moindre opposant.

Que restera-t-il de nos devises républicaines, égalité, liberté, fraternité? Que...

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