Second tour, législatives... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV

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Jean-Luc Mélenchon lors d'une interview sur BFMTV le 19 avril 2022 - BFMTV
Jean-Luc Mélenchon lors d'une interview sur BFMTV le 19 avril 2022 - BFMTV

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Pour sa première interview depuis la premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est revenu ce mardi soir sur notre antenne sur sa troisième place à ce scrutin et sur les prochains défis qui l'attendent. Il epère notamment obtenir la majorité à l'Assemblée nationale afin de devenir le prochain Premier ministre.

• Il n'est pas "sorti indemne" du premier tour

L'ancien candidat à l'élection présidentielle s'est dit marqué par les résultats du premier tour, puisqu'il est arrivé en troisième position, juste derrière Marine Le Pen.

"Quand vous avez le sentiment qu'un destin ou une tâche vous passe entre les doigts, vous n'en sortez pas indemne", a-t-il aussi confié sur BFMTV. "Je ne sais pas si un événement comme celui-là peut se digérer", a-t-il ajouté.

Il a cependant estimé être mieux préparé pour affronter les résultats qu'en 2017. Il y a 5 ans, il avait refusé de prendre la parole, préférant attendre les résultats définitifs. Une posture qui avait été critiquée. "Là j'ai la pratique qui me permet de me positionner dans les événements de manière différente", a-t-il conclu.

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• Il veut devenir Premier ministre

Jean-Luc Mélenchon voit dans les élections législatives un "troisième tour" de l'élection présidentielle.

"Je demande aux Français de m'élire Premier ministre. Je leur demande, pour m'élire Premier ministre, d'élire une majorité de députés insoumis, et de l'Union populaire. Et j'appelle tous ceux qui veulent rejoindre l'Union populaire, c'est-à-dire l'essentiel de son programme, à se joindre à nous pour cette belle bataille", a-t-il déclaré sur BFMTV.

Pour y parvenir, il appelle les forces politiques qui veulent imposer une cohabitation à Emmanuel Macron à se rassembler autour de son programme. Il se dit cependant prêt à bouger sur certaines lignes, pour garantir un "accord stratégique" fort.

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• Il hésite à redevenir député

S'il brigue le poste de Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon n'est pas sûr de vouloir être lui-même candidat aux élections législatives pour autant.

"Je n'ai pas décidé et cette décision n'est pas la plus urgente qu'il y avait à prendre", a déclaré le troisième homme de l'élection présidentielle. "Il n'y a pas besoin d'être député pour être Premier ministre", a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs expliqué avoir été quelque peu "présomptueux" lors de sa candidature à Marseille en 2017. Les allers-retours constants entre Paris et la cité phocéenne ont, semble-t-il, été éprouvants.

"Maintenant je suis conduit à être plus raisonnable et cela peut me faire douter, mais franchement, ce n'est pas le premier critère. Le premier critère, c'est comment je peux mener une campagne qui soit sur tout le pays tout en étant dans une circonscription", a développé le candidat de la France insoumise.

• Il ne donne pas de consigne de vote pour le second tour

Jean-Luc Mélenchon est revenu en détail sur les raisons qui l'ont poussé à ne pas appeler directement à voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Il s'agit selon lui de garder l'unité de son mouvement, divisé sur la question.

Il demande cependant à ses électeurs de se déplacer dans les bureaux de vote dimanche prochain, et de ne pas choisir Marine Le Pen. Il ne reproche pas à ceux qui le décident de voter blanc.

"Je comprends que quand on a été éborgné par monsieur Macron, on n'ait pas envie de voter pour lui", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. "21 lois contre les libertés dans ce pays sous le mandat de monsieur Macron, 11 sur des questions sanitaires et 10 sur le reste. Je comprends après toutes les brutalités sociales auxquelles il s'est livré que les gens n'aient pas envie."

• Il ne veut pas négocier avec Emmanuel Macron

Jean-Luc Mélenchon n'a pas apprécié les déclarations d'Emmanuel Macron sur les échanges tenus entre les deux hommes. Il regrette que cela ne soit pas resté informel et secret.

"Je dis à monsieur Macron qu'il vaut mieux éviter de me tordre le bras, ça ne me plaît pas du tout", a-t-il déclaré sur BFMTV, assurant que les échanges n'avaient rien de politique, et concernaient l'avenir d'une personne "en danger de mort" à l'étranger.

Questionné sur d'éventuelles négociations en vue du second tour de l'élection présidentielle, il a répondu: "Non, je ne veux pas parler, parce qu'il ne sait pas tenir sa langue".

Article original publié sur BFMTV.com

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