Pour le second tour, La France insoumise se coupe en trois

Libération.fr

Les adhérents du mouvement ont choisi à 36 % le vote blanc, à 35 % Macron et à 29% l’abstention. Un partage qui reflète les divergences des électeurs mélenchonistes.

Les insoumis ont tranché : c’est «non» pour Macron. Rendus publics mardi, les résultats de la consultation des 243 128 militants de l’organisation de Jean-Luc Mélenchon (sur les 430 000 enregistrés sur la plateforme) sont sans ambiguïté : 36,12 % d’entre eux ont décidé de voter blanc ou nul dimanche et 29,05 % de s’abstenir. Soit, au total, les deux tiers qui optent pour le «ni ni». Macron, pour sa part, ne pourra compter que sur 34,83 % d’entre eux. A noter que le vote FN ne faisait pas partie des réponses possibles.

Le candidat de La France insoumise, lui, n’a donné aucune consigne. Il a seulement livré ce mot d’ordre : «Aucune voix ne doit aller au Front national.» Une réaction qui a fait jaser. Qu’importe, Jean-Luc Mélenchon est resté dans son couloir et a prévenu : la consultation n’a aucune valeur officielle. Elle a seulement pour objectif de prendre la température auprès de la base.

Blessures. Ce résultat doit être relativisé : il ne concerne qu’une poignée des 7 millions d’électeurs de Mélenchon, soit un peu plus de 3 %. Mais il confirme les retours du terrain. La gauche ne se range pas comme un seul homme derrière le front républicain. Les blessures du quinquennat et l’image de «Macron, le banquier libéral» freinent certaines âmes, au grand bonheur de Marine Le Pen, qui drague La France insoumise.

Mission. Cette consultation permet aussi à Mélenchon de conforter sa stratégie. L’ex-socialiste sait qu’il a perdu des électeurs après son silence et son choix de ne pas prendre position en faveur du front républicain. Mais il a fait un autre pari : celui de conserver dans sa besace les plus éloignés de la politique. Un de ses proches décrypte : «Tout au long de la campagne, on s’est arrachés pour récupérer les électeurs de gauche qui ont terminé au FN et les dégoûtés de ce monde politique. On n’a pas (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Le débat télé, intense et sans conséquence ?
A droite : «Le candidat idéal n’existe pas, il faudrait un mélange»
A gauche : «En démocratie, on ne marche pas au chantage»
Réalité
Le débat télé, intense et sans conséquence ?

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages