Sebastian Coe enthousiaste après la révélation du parcours du marathon de Paris 2024 : « C'est bien de permettre aux fans de prendre part à l'événement »

Sebastian Coe, le président de World Athletics. (F. Faugère/L'Équipe)

Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d'athlétisme, apprécie le parcours du marathon olympique, le même que celui ouvert à tous.

Joint par téléphone avant la révélation, mercredi après-midi, du marathon olympique et du marathon pour tous de Paris 2024, le président de World Athletics Sebastian Coe nous a donné son avis sur le parcours qu'il a découvert il y a plusieurs semaines.

« Que pensez-vous de ce marathon olympique ?
Je suis très heureux de ce que j'ai vu. C'est très important dans une ville olympique, ou dans une ville qui organise des Championnats du monde, de dévoiler ses plus beaux atours. Vous connaissez mon point de vue comme quoi Paris est une des plus belles villes au monde et c'est important de pouvoir montrer certains de ses endroits qui sont identifiables dans le monde entier. Passer comme cela devant le Louvre, l'Opéra, la tour Eiffel, tous ces endroits historiques, c'est très important. Cela est un plus pour le marathon, pour l'athlétisme et bien entendu pour Paris.

lire aussi


Toute l'actu de Paris 2024

Et l'inversion entre les marathons masculin et féminin pour que les coureuses ferment le bal le dimanche 11 août 2024 ?
Vous savez la place que, à la fédération internationale, nous accordons aux femmes, donc le fait que ce soit le marathon féminin qui clôture les épreuves d'athlétisme est une bonne chose. Aux derniers Championnats du monde à Eugene (USA), on a terminé les épreuves par le 4x400 m féminin le dernier soir. Je crois que c'est un bon message. Rien que pour ça, ce sera un magnifique programme, une magnifique épreuve.

Pour la première fois, le parcours sera ouvert au grand public juste après la course olympique...
J'aime bien aussi cette idée d'avoir une course populaire sur le même circuit. 40 000 personnes vont avoir l'opportunité, de n'être pas seulement spectateur mais d'être partie prenante du programme olympique dans la ville olympique. C'est bien de permettre aux fans de prendre part à l'événement. C'est quelque chose que nous faisons déjà avec les Championnats du monde de semi-marathon. Je suis ravi que Paris ait choisi la voie de Jeux grand ouvert à tous et de faire en sorte que les gens n'aient pas qu'une participation passive, mais puissent passer à une participation active.

Que pensez-vous de la difficulté du parcours ?
Je crois que tout mis l'un dans l'autre, il y a environ 400 mètres de dénivelé. Un bon parcours, c'est une question d'équilibre. Il y a des athlètes qui préfèrent avoir un parcours plat, d'autre pas. Le marathon, c'est une course entre adversaires mais aussi contre le parcours.

lire aussi


Yoann Kowal : « Le marathon, une école d'humilité »

On a aussi un athlète comme le recordman du monde, le Kenyan Eliud Kipchoge, qui va tenter de devenir le premier athlète à remporter trois marathons olympiques.
C'est vrai, c'est important. Il vient juste de battre le record du monde à Berlin (2h1'9''). J'aime l'histoire. Je suis certain qu'Eliud sait ce que ça représente. D'autres athlètes en ont glané deux, dont le grand Abebe Bikila (1960 et 1964). Ce serait une réalisation exceptionnelle qu'il soit le premier à glaner trois titres olympiques sur le marathon. »