Elle se fait retirer sa prothèse mammaire… à cause de son chat

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Aggressive gray cat attacked the owner's hand. Beautiful cute cat playing with woman hand and biting with funny emotions. La bactérie Pasteurella multocida peut se transmettre de l'animal à l'homme

À la suite d’une reconstruction mammaire, une femme de 46 ans a dû se faire retirer sa prothèse. En cause : l'un de ses chats, qui lui a transmis une bactérie.

Une griffure aux lourdes conséquences. Après un cancer du sein, une femme de 46 ans a subi une ablation totale du sein droit (mastectomie). Dans la foulée, la patiente a choisi d’avoir recours à une reconstruction mammaire avec pose d’une prothèse. Deux jours après l’opération, qui s’est bien déroulée, elle a pu regagner son domicile et retrouver ses chats.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais quelques jours plus tard la quadragénaire est revenue consulter à cause de douleurs associées à une rougeur et une augmentation du volume du sein, détaille un article des Annales de chirurgie plastique esthétique publié au moins d’août. Les chirurgiens n’ont pas eu d’autre choix que de réopérer la patiente. Ils ont notamment constaté une accumulation de pus autour de l’implant mammaire.

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En période postopératoire, les contacts avec les animaux sont à éviter

Les prélèvements réalisés ont révélé la présence de la bactérie fautive : Pasteurella multocida. Celle-ci est présente dans les voies aériennes et digestives des chats et des chiens. "Dans la majorité des cas, la transmission du germe de l’animal à l’homme (zoonose) se fait par morsure, griffure, voire léchage d’une lésion cutanée", note le médecin Marc Gozlan sur le blog Réalité Biomédicales (Le Monde). Dans ce cas clinique, la patiente a déclaré avoir été effectivement griffée par l'un de ses chats.

Après une chirurgie et "afin de prévenir cette infection rare, il est important d’éduquer les patientes avant le retour à domicile sur les soins et l’hygiène en période postopératoire ainsi que sur l’évitement des animaux de compagnie", conseillent les chirurgiens qui ont rédigé l'article. Outre le cas de la prothèse mammaire, la majorité des infections à P. multocida rapportées dans la littérature médicale concernent les porteurs d’une prothèse articulaire (genou, hanche, épaule). Les patients concernés sont le plus souvent âgés et immunodéprimés.

Après cette mésaventure, la patiente de 46 ans a préféré de son côté ne pas remettre une nouvelle prothèse mammaire. Un traitement par antibiotiques lui a été prescrit pour une durée de trois semaines et le syndrome inflammatoire local a disparu.

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