La sculpture "Le Dieu envolé", représentant Camille Claudel implorant son amour, rejoint le musée de Nogent-sur-Seine

Un nu féminin délicat, à genoux, les bras levés. On reconnait dans cette oeuvre créée en 1895 le talent de Camille Claudel, élève surdouée, confidente, modèle et maîtresse d'Auguste Rodin, le plus célèbre scuplteur de son temps. Mais ce Dieu envolé, composé de plusieurs morceaux de plâtre, a besoin de se refaire une beauté. Une restauratrice parisienne s'active à consolider l'un des bras de la statue avec de la résine.Le refixage n'est pas une opération compliquée mais c'est le calage du bras qui nous prend un peu de temps. Véronique Picur RestauratriceUn travail délicat et important d'autant plus que cette pièce n'est autre que l'ancêtre de l'Implorante, oeuvre fameuse de l'artiste. Elle a été achetée 300 000 euros à un mystérieux particulier. L'une des acquisitions les plus importantes du musée Camille Claudel."L'âge mûr", un ensemble autobiographiques L'Implorante, baptisée encore Dieu envolé ou La Suppliante, est bouleversante de souffrance. Cette création fait partie du groupe d'oeuvres intitulé L'âge mûr, commandé par les Beaux-Arts à l'artiste. La sculptrice, sui vient de se séparer de Rodin, s'est librement inspirée de sa vie. L'oeuvre est donc une représentation de Camille Claudel suppliant son amour. La relation entre les deux artistes, tumultueuse jusqu’en 1898, aurait grandement influencé l'évolution de L'âge mûr qui entre 1893 et 1898 fait l'objet de plusieurs projets. L'un d'eux est cette statue de plâtre récemment acquise et restaurée par le musée.