Le Scouarnec : « Grâce à l'omerta familiale, il a agi en toute impunité »

Par Émilie Trevert
·1 min de lecture
Représentation de Joël Le Scouarnec lors de son premier procès avorté, en mars.
Représentation de Joël Le Scouarnec lors de son premier procès avorté, en mars.

C'est par sa « petite cliente » que tout est arrivé. Sans les révélations de cette fillette, âgée de 6 ans à l'époque des faits, l'affaire Le Scouarnec, hors norme par son ampleur puisqu'elle pourrait concerner plus de 300 victimes, ne serait peut-être jamais sortie. Et les récits pédophiles de cet ex-chirurgien seraient restés à tout jamais enfermés dans les pages de ses carnets et dans les disques durs de ses ordinateurs.

Ce jour de printemps 2017, au retour d'une balade, Lucie* raconte à ses parents que « le monsieur » lui a « fait voir son zizi » à travers la clôture du jardin. Ce « monsieur », c'est son voisin, Joël Le Scouarnec, 67 ans à l'époque. Ce respectable père de famille, « tonton Joël » pour la famille, un « papy courtois » pour ses voisins, et spécialiste de chirurgie viscérale ? certes « très discret », mais « bon professionnel » pour ses collègues ?, assouvissait pourtant depuis plus de trente ans ses pulsions pédophiles auprès de ses petites-nièces et de ses jeunes patients, sans être inquiété. C'est donc en 2017 que l'on découvre l'autre visage de Le Scouarnec : « un sujet manipulateur fasciné par la pédophilie, égocentrique et sans aucune empathie envers autrui », diront les experts.

Son procès se tiendra, à partir de lundi et pour quatre jours, devant la cour d'assises de Charente-Maritime, à Saintes, là où se trouve la maison d'arrêt dans laquelle il est incarcéré depuis trois ans. Joël Le Scouarnec est jugé pour viols et agressions sex [...] Lire la suite