Scission électrique pour Renault, qui tente de renouer avec les profits

ERIC PIERMONT/AFP

Renault a présenté mardi 8 novembre un plan de “scission complexe de ses activités liées aux véhicules électriques et aux moteurs à combustion” afin de renouer avec la rentabilité, explique Bloomberg.

En visant “une marge d’exploitation de 10 % d’ici à 2030, contre plus de 5 % cette année”, le groupe automobile voudrait convaincre des investisseurs extérieurs que ses “efforts de redressement se concrétisent”, explique le média économique américain. Cependant, à l’annonce du plan de restructuration, l’action de Renault a enregistré mardi un recul de 3,5 % à l’ouverture des marchés.

Transition difficile et coûteuse

Son PDG, Luca de Meo, en fonction depuis juillet 2020, “juste avant que Renault annonce une perte record”, s’est lancé dans “une refonte radicale” de l’entreprise, baptisée “Renaulution”, pour mener à bien la “transition difficile et coûteuse vers l’électrification”.

Le groupe prévoit de séparer ses activités en cinq branches : la voiture électrique sous le nom d’Ampere, les moteurs thermiques et hybrides sous la bannière Power, la marque de sport Alpine, les services financiers et le recyclage. Renault espère ainsi plus facilement “lever des fonds pour développer la technologie des véhicules électriques et réduire l’écart” avec ses concurrents.

Un analyste juge cependant que les objectifs financiers sont “beaucoup plus ambitieux qu’attendu”.

Introduction en Bourse d’Ampere en 2023

Ampere devrait être introduite en Bourse à Paris au cours du second semestre de l’année prochaine. Renault “prévoit de conserver ‘une forte majorité’” dans sa filiale électrique et en attend une valorisation “d’environ 10 milliards d’euros”, un montant supérieur à l’actuelle valeur de Renault en Bourse (9,4 milliards d’euros), note l’agence économique, qui trouve l’“objectif ambitieux”.

La séparation des activités électriques est “au cœur des discussions tendues avec son partenaire japonais Nissan”, les deux entreprises cherchant à “remodeler” une alliance “devenue problématique depuis l’arrestation de Carlos Ghosn, l’ancien dirigeant, en 2018”.

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