Des scientifiques percent les secrets de la “méduse immortelle”

PHOTO STEVEN KOVACS/Biosphoto via AFP

“Une espèce immortelle de méduse possède des gènes protecteurs et réparateurs de l’ADN en double [exemplaire]. Une découverte qui pourrait aider à mieux comprendre le vieillissement et les pathologies liées à l’âge chez l’homme”, assure le New Scientist. L’hebdomadaire britannique rapporte les conclusions de l’étude parue le 29 août dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Turritopsis dohrnii, appelé “méduse immortelle”, est un hydrozoaire connu depuis longtemps pour sa capacité à revenir à une phase immature, à l’état de polype, après avoir atteint la maturité sexuelle, évitant de mourir de vieillesse.

La vidéo en anglais ci-dessous, réalisée par le Muséum d’histoire naturelle de Londres, explique le cycle de vie d’une méduse “normale” et celui de Turritopsis dohrnii.

Pour tenter de percer les secrets de ce qui ressemble à un miracle, une équipe espagnole s’est intéressée à l’ADN de Turritopsis dohrnii et l’a comparé à celui d’une cousine mortelle Turritopsis rubra. L’intégralité de leur génome a été séquencé, permettant aux chercheurs de découvrir que la méduse immortelle possède deux fois plus de copies de gènes associés à la réparation et à la protection de l’ADN.

Un bouclier génétique antiâge

“Cette méduse présente par ailleurs des mutations uniques, qui retardent la division cellulaire et empêchent les télomères (ces petits capuchons protecteurs situés au bout des chromosomes) de se détériorer”, rapporte le New Scientist. Les chercheurs ont aussi regardé quels étaient les gènes actifs pendant la phase de métamorphose qui permet à l’individu adulte de redevenir jeune. Ils ont ainsi mis en évidence un ensemble génétique qui constitue le “bouclier antiâge” de ces animaux.

Pour Maria Pascual-Torner, de l’université d’Oviedo, premier auteur de l’étude, ces travaux pourraient inspirer la médecine régénérative ou fournir des informations sur les maladies liées à l’âge comme le cancer et la neurodégénérescence. Elle se projette :

Prochaine étape : chercher si ces variantes génétiques existent chez la souris, voire chez l’homme.”

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