Des scientifiques affirment que la pollution atmosphérique est susceptible de provoquer des cancers du poumon

© Sunil Ghosh/Hindustan Times/Shut/SIPA

La pollution de l’air aux particules fines est « un tueur silencieux », assure les auteurs d’une étude dévoilée samedi et relayée par The Independent qui trace pour la première fois le lien entre la pollution de l’air issue des combustibles fossiles et le cancer du poumon, même chez les non-fumeurs. Menée sur près d’un demi-million d’habitants en Angleterre, en Corée du Sud et à Taïwan, l’étude menée par les scientifiques de l’institut Francis-Crick et de l’University College de Londres est un « pas important pour la science et la société », selon plusieurs membres de la communauté scientifique.

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« Les particules dans l’air issues de la combustion de combustibles fossiles, exacerbant le changement climatique, ont également un impact direct sur la santé humaine via un facteur cancérigène important et jusque-là négligé », a déclaré le professeur Charles Swanton, du Francis Crick Institute, à Londres.

Une première explication du mécanisme

Par des études sur l’homme et la souris, les scientifiques ont identifié une particule (PM2.5) dont la concentration accru dans l’air va de pair avec une augmentation du nombre de cancers du poumon dans la population étudiée. Produite par les vapeurs de diesel, le frottement des plaquettes de frein ou encore le frottement des pneus sur la route, cette microparticule pénètre dans le sang par les poumons et entraîne des mutations cancéreuses sur les ...


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