La scientifique qui a alerté sur les bébés nés sans bras en passe de perdre son emploi

Emmanuelle Amar s'est vu notifier mardi 16 octobre, avec cinq autres collaborateurs, son licenciement pour raisons économiques du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera).

Trois mois après la publication d'un rapport sur des anomalies réductionnelles des membres constatées chez des enfants nés dans l'Ain, le Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes a annoncé qu'il fermera ses portes le 31 décembre prochain. Faute de subventions suffisantes de la part de l'Etat et du CHU de Lyon, cette structure, dirigée par l'épidémiologiste Emmanuelle Amar, cessera donc ses activités, douze ans après sa création.

Une décision qui passe mal pour la scientifique qui s'est exprimée à plusieurs reprises depuis la rentrée sur les nombreux cas d'enfants nés sans bras dans trois départements français (la Bretagne, l'Ain et les Pays de la Loire) entre 2009 et 2014. Contactée par France Info, elle explique ne pas croire aux motifs économiques invoqués pour expliquer son licenciement ainsi que celui de ses cinq collaborateurs.

"On veut se débarrasser d'une petite structure qui a des velléités de transparence sur les rapports d'activité, financiers, et sur les alertes", estime-t-elle.

Après des alertes répétées depuis 2014 sur la naissance énigmatique de sept enfants nés sans bras ou sans main dans un rayon de 17km dans l'Ain, Santé Publique France a rendu ses conclusions le 4 octobre dernier. L'organisme, qui remet en cause la méthodologie utilisée par le Remera, a estimé qu'aucun facteur commun ne se distinguait de manière significative pour pouvoir...

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