La science post-normale, ou l’art de faire de la science en période de grande incertitude

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Concept né en 1971, réanimé en 1993, et brandi par certains comme "une nouvelle approche de sortie de crise Covid-19", la science "post-normale" a animé les débats entre conseillers de science pour les gouvernements à Montreal.

C’est peu de dire que les scientifiques, à tout le moins une partie d’entre eux, sont ébranlés par les fake news et autres théories du complot, qui ont pris un essor très particulier avec la pandémie Covid-19. Au point qu’ils et elles s’interrogent, souvent de façon très fondamentale, sur leur propre activité. Typiquement, s’échange au fil de blogs ou dans des articles publiés par de très sérieuses revues ce que vous ne verrez pas sur les chaînes d’info en continu, qui privilégient le buzz et les prises de bec et non des digressions sur la méthode scientifique, qui y serait vue comme une langue étrangère.

La "science post-normale", comme "une nouvelle approche de sortie de crise Covid-19" ?

Ces scientifiques s’interrogent sur l’art de travailler en temps d’incertitude, de données pas forcément probantes ni suffisantes, et adjoignent à leurs écrits un luxe de précautions montrant que personne n’aura l’arrogance de dire qu’il ou elle détient une – a fortiori LA – vérité. Avec ou sans majuscule. Alors, comment conseiller par gros temps ? Celui de la pandémie, quand de sérieux efforts sont demandés aux citoyennes et citoyens, et des décisions difficiles sont à prendre par les politiques. Pour ceux qui aiment visiter les coulisses, après la rencontre INGSA 2021, réunion à Montréal la semaine dernière des conseillers de science pour les gouvernements, , voici une petite intrusion chez les penseurs de leur propre activité.

En l’occurrence, on aura entendu que le "post" demeure tendance. Il y a eu la philo et l’art post-modernes. Est apparue l’ère post-vérité avec son cortège de faits alternatifs. Voilà que resurgit un autre concept, né en 1971, réanimé en 1993, et brandi aujourd’hui comme "une nouvelle approche de sortie de crise Covid-19" : " (1). Avec Vladimir Sucha, ancien directeur du centre commun de recherche européen JRC (2), aujourd’hui conseiller senior à l’Unesco, qui animait l’un des débats, on conviendra aisément qu’"on ne connaît pas assez ce concept".

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