"Schiappa on est venus te crever": des gilets jaunes la menacent en pleine nuit

Floriane Louison
Marlène Schiappa a dénoncé sur son compte Facebook les menaces de la part d'une quarantaine de gilets jaunes.

GILETS JAUNES - “J’ai une ligne rouge. On ne touche pas aux enfants”, a prévenu, ce lundi 27 mai, sur son compte Facebook, Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité femmes/hommes. Dans son message, elle décrit ses filles “terrorisées” par des gilets jaunes venus la menacer à son domicile du Mans dans le nuit de vendredi à samedi.

“Peu avant une heure du matin, nous avons été violemment tirés du lit par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils, sifflets, cornes de brunes”, décrit la ministre. 

“Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes/fenêtres et ‘Schiappa, on est venu te crever !’ et assimilés adressés à leur mère.”

Interrogée sur France info, la ministre précise qu’il s’agissait bien, selon elle, de “gilets jaunes” : “Ils portaient pour certains des gilets jaunes, se sont présentés comme tels, ont collé des affiches sur la maison, ils ont tagué ‘gilets jaunes’ sur la chaussée”.

Schiappa leur donne rendez-vous en plein jour

Une plainte a été déposée: “je donne rendez-vous à ces gilets jaunes en pleine journée, sans leurs pétards et leurs outils, sans enfants à terroriser, dans la salle du tribunal pour répondre de leurs actes devant la justice”, écrit la ministre en colère.  

Elle dénonce aussi la lâcheté de ses agresseurs qui seraient partis juste avant l’arrivée de la police, après que son mari soit sorti de la maison pour leur faire face. “Quand ils se sont aperçus que mon mari était là, ils ont finalement décidé de partir. Terroriser une femme avec des enfants apparemment, ils trouvaient ça amusant. Un peu moins amusant lorsqu’ils se sont aperçus que je n’étais pas seule”, précise la ministre sur France...

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