Schiappa "renforce" la Miviludes, chargée de lutter contre les dérives sectaires

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La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, le 23 mars 2021 à l'Assemblée nationale, à Paris

La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) va être "renforcée", a déclaré mardi la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, déplorant que "de nouveaux gourous" se servent du Covid pour accroître leur influence.

"Vous avez de nouveaux gourous qui se servent de la pandémie pour prêcher des mesures soi-disant de bien-être, mais qui sont des mesures de sujétion psychologique, voire de captation d'argent ou de biens", a dénoncé Marlène Schiappa sur Franceinfo. Elle estime que "plus de 500 nouveaux petits groupes sectaires ont proliféré à la faveur du confinement". Les dérives sectaires touchent 140.000 personnes, dont 90.000 enfants.

Face à cette "recrudescence de dérives sectaires", "je multiplie par dix les moyens de la Miviludes: ils sont maintenant d'un montant de 1 million d'euros pour accompagner notamment les associations", a déclaré la ministre déléguée. L'objectif est de "mieux financer les initiatives locales et associatives sur le terrain", précise un communiqué du ministère.

Une magistrate, Hanène Romdhane, a été nommée à la tête de la Miviludes. "Sa nomination a notamment pour but de donner une suite judiciaire à l’ensemble des signalements effectués auprès de la Miviludes afin de protéger les citoyennes et citoyens : 3.000 rien que sur l’année 2020 dont 40% dans le domaine de la santé", selon le communiqué.

Le nouveau conseil d'orientation de cette mission a été installé mardi, avec "des experts" comme George Fenech, la psychiatre Marie-France Hirigoyen et encore la philosophe Cynthia Fleury.

Marlène Schiappa affirme "renforcer le lien avec deux ministères, Bercy et la Justice". Les liens avec Bercy doivent permettre de mieux identifier les flux d'argent, car "qui dit dérives sectaires dit captation d'argent".

La Miviludes a été rattachée mi-2020 au ministère de l'Intérieur. Elle dépendait jusque là de Matignon. Créée en 2002, la mission partage son activité entre le traitement des signalements qui lui sont transmis et la formation des agents publics aux risques sectaires.

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