Scepticisme. Au Royaume-Uni, la campagne vaccinale se heurte à la réticence des minorités

Courrier international (Paris)
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Alors que le pays a franchi la barre des 15 millions de premières doses administrées, la presse s’inquiète d’une tendance des Britanniques noirs et originaires du sous-continent indien à éviter l’immunisation. En cause, une désinformation sur la nature du produit et une défiance vis-à-vis des autorités.

“Nous avons 15 062 189 raisons de nous réjouir”, s’enthousiasme le journal Metro, lundi 15 février (voir ci-dessous). Traduction : plus de 15 millions de Britanniques ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 depuis le lancement de la campagne d’immunisation dans le pays, voilà deux mois. “En théorie, ce chiffre signifie que les quatre premiers groupes prioritaires ont pu être vaccinés”, soit les plus de 70 ans, 75 ans et 80 ans ainsi que certaines catégories du personnel de santé, précise The Daily Telegraph. Le chiffre coïncide surtout, souligne le journal conservateur, avec l’objectif fixé début janvier de 14,9 millions de doses administrées à la mi-février. “À ce jour, la campagne de vaccination surpasse nos attentes”, se félicite The Spectator.

Au 10 Downing Street, pourtant, la prudence reste de mise. Hors de question, pour l’heure, d’assouplir le confinement en vigueur depuis début janvier. “Si les ministres espèrent rouvrir les écoles d’ici au 8 mars, la réouverture des commerces non essentiels, de l’hôtellerie et de la restauration est prévue entre début mai et août”, détaille l’hebdomadaire conservateur. Pour cause : les effets de cette première salve de vaccination ne seront visibles qu’au début du printemps. “Il faut trois semaines pour être protégé par la première dose”,

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