Scandale. L’armée australienne responsable de meurtres commis de sang-froid en Afghanistan

The Australian (Sydney)
·2 min de lecture

Un rapport, rendu public le 19 novembre par l’armée australienne, révèle les exactions auxquelles ses soldats se sont livrés en Afghanistan entre 2013 et 2016. Des crimes de guerre qui éclaboussent la réputation des forces australiennes.

“La honte des crimes de sang des services spéciaux”, titre en une le quotidien The Australian. “Des soldats des forces spéciales sont accusés d’avoir assassiné 39 Afghans au cours du plus honteux des chapitres de l’histoire militaire du pays”, écrit le journal, qui consacre sa première page au rapport rendu public le 19 novembre par le général Brereton, également juge à la cour d’appel de Nouvelle-Galles du Sud. Le quotidien rend également compte des réactions outrées des plus haut gradés de l’armée australienne face à des crimes de guerre perpétrés de sang-froid par ce qui représentait l’élite des forces armées. “Un escadron est dissous, leurs médailles sont retirées aux offenseurs”, précise le journal.

Une enquête interne à l’armée australienne a débuté en 2016, à la demande du chef d’état-major de l’époque, et soutenue par son successeur, le général Angus Campbell. Des rumeurs impliquant six membres des forces spéciales dans deux “incidents” avaient alors circulé. Quatre ans plus tard, le rapport de 3 500 pages détaille 25 situations de tueries au cours desquelles un escadron des forces spéciales aéroportées, s’appuyant sur une “culture du guerrier” portée aux nues, doublée d’une culture du secret, s’est livré à des assassinats illégaux, conclut le rapport présenté par le général Brereton.

Des compensations pour les familles des victimes

La plupart des 39 victimes étaient des prisonniers ou des civils, exécutés entre 2013 et 2016 en dehors de toute situation de combat. Des officiers auraient en particulier exigé des recrues récemment incorporées à l’escadron qu’elles se livrent à des meurtres de sang-froid, dans une sorte de rite de “premier meurtre” connu sous le nom de “blooding”. Ces meurtres étaient par la suite maquillés par l’

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :