Scandale de corruption en Afrique du Sud : l'extradition des frères Gupta se précise, selon Dubaï

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Les autorités de Dubaï ont annoncé mardi finaliser la procédure d'extradition des frères Gupta, arrêtés aux Émirats arabes unis dans le cadre d'un avis de recherche d'Interpol. Les membres de cette puissante famille d'origine indienne sont accusés de blanchiment et de détournements de fonds publics en Afrique du Sud, opérés avec la complicité de l'ancien président Jacob Zuma.

Ils sont soupçonnés par la justice sud-africaine d'être au cœur du système de corruption mis en place par Jacob Zuma : Dubaï a annoncé mardi 7 juin finaliser l'extradition de deux frères de la sulfureuse famille sud-africaine Gupta. Arrêtés aux Émirats arabes unis, ils sont accusés de baigner dans un vaste scandale de corruption d'État en Afrique du Sud impliquant l'ancien président.

L'Afrique du Sud, qui cherche depuis des années à amener Atul et Rajesh Gupta devant la justice, avait annoncé lundi avoir reçu des informations des autorités des Émirats arabes unis – dont Dubaï fait partie – sur l'arrestation des deux frères fugitifs.

"La police de Dubaï a arrêté Atul et Rajesh Gupta, parmi les suspects les plus recherchés d'Afrique du Sud, en lien avec des accusations criminelles et de blanchiment d'argent", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

L'arrestation est intervenue à la suite d'un avis de recherche d'Interpol, une organisation internationale facilitant la coopération policière, actuellement dirigée par un responsable émirati.

Vers un procès en septembre

Les autorités des deux pays finalisent la procédure d'extradition des frères Gupta, a indiqué la police de Dubaï qui souligne la détermination de l'État à lutter contre le blanchiment d'argent – l'émirat du Golfe a longtemps été accusé d'être un refuge pour les délinquants financiers du monde entier.

Ajay, Atul et Rajesh Gupta, trois frères d'origine indienne et sulfureux hommes d'affaires, sont accusés d'avoir pillé les caisses de l'État, avec la complicité de Jacob Zuma, pendant ses neuf ans au pouvoir entre 2009 et 2018.

Interpol a lancé en juillet un avis de recherche contre Atul et Rajesh dans le cadre d'un contrat douteux d'1,5 million d'euros impliquant une entreprise liée à la famille.

Le procès en Afrique du Sud avait été reporté en juillet en l'absence des accusés. Une nouvelle audience avait alors été fixée au 6 septembre.

Avec AFP

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