Scandale du chlordécone : "la grande majorité des faits était déjà prescrite" dès le dépôt des plaintes, explique le procureur

franceinfo avec AFP
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La justice va-t-elle prononcer un non-lieu dans le dossier sensible du chlordécone, ce pesticide qui empoisonne les Antilles ? C'est ce que semble anticiper, mardi 16 mars, le procureur de Paris, Rémy Heitz, dans les colonnes du journal France Antilles : "compte tenu des délais de prescription alors en vigueur, à savoir 10 ans pour les crimes et trois ans pour les délits, la grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite", en 2006 lorsque plusieurs associations martiniquaises et guadeloupéenne avaient déposé trois plaintes pour empoisonnement, mise en danger de la vie d'autrui et administration de substance nuisible.

Malgré tout, les juges d'instruction ont pris en charge le dossier, instruit depuis maintenant quatorze ans par le pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris. "Oeuvrer à ce que l'on puisse comprendre, même si tout ne peut pas être sanctionné, voilà le choix qui a été fait par l'autorité judiciaire", explique le magistrat. Le chlordécone, un pesticide interdit en France en 1990 mais qui a continué à être autorisé dans les champs de bananes de Martinique et de Guadeloupe par dérogation ministérielle jusqu'en 1993, a provoqué une pollution importante et durable des deux îles.

90% de la population contaminée

Le procureur souligne que "la voie pénale en matière de santé publique, comme dans le cas du chlordécone, peut parfois décevoir les attentes de nos concitoyens envers l'intervention de la justice", alors que les avocats de l'une des parties (...)

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