Scandale chez les stups : les "livraisons surveillées" favorisent-elles l’entrée de drogue en France ?

France 2

En 2015, une saisie record de cannabis – sept tonnes trouvées dans des fourgonnettes garées dans le 16e arrondissement parisien – tourne au scandale : la brigade des stups elle-même est soupçonnée d'être impliquée dans l'importation de cette drogue. Pour sa défense, François Thierry, le patron de l'Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants), plaide que cette opération s'inscrit dans une stratégie baptisée "Myrmidon".

Organisée avec l'aide d'un informateur, condamné à plusieurs reprises pour trafic de stupéfiants, l'opération s'appuie sur une procédure autorisée, les "livraisons surveillées" (laisser passer la marchandise en vue d'interpeller les revendeurs). Mais des tonnes de cannabis se seraient volatilisées au passage... et, selon une enquête diffusée dans "Envoyé spécial" le 14 juin 2018, François Thierry ne pouvait pas l'ignorer. Ni lui ni son avocat n'ont accepté de répondre aux journalistes du magazine.

Une dérive dans l'utilisation des informateurs

Me Ohayon, pénaliste, qui évoque dans cet extrait une autre de ces "livraisons surveillées", décrit une dérive dans l'utilisation des informateurs. "Avant, c'étaient les petits trafiquants qui faisaient tomber, en s'alliant avec les (...)

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