Scandale chez les stups : des agents de la lutte antidrogue de mèche avec les trafiquants ?

France 2

Parmi les méthodes policières pour démanteler les réseaux de trafiquants de drogue, il y a ce qu'on appelle la "livraison surveillée". "L'objectif, c'est de suivre la drogue d'un point de départ à un point d'arrivée, explique le journaliste Emmanuel Fansten. Les camions (s'il s'agit de camions) doivent être sous surveillance constante des enquêteurs. La finalité, c’est de laisser croire aux trafiquants qu'ils peuvent passer librement la drogue, pour les piéger."

Informés par un indicateur de l'arrivée d'une livraison, les policiers doivent donc se contenter de suivre la drogue. Dans l'affaire sur laquelle "Envoyé spécial" revient le 14 juin, celle des sept tonnes de cannabis saisies en plein Paris, le commissaire Thierry, alors patron de la brigade des stupéfiants, serait sorti du cadre. De livraisons surveillées, son service serait passé à des livraisons organisées.

De la "livraison surveillée" à la livraison organisée ?

Au cœur de ce dossier qui entache la réputation des "stups" français, un tandem inhabituel : pendant six ans, François Thierry aurait collaboré avec l'un des trafiquants les plus importants du pays, Sofiane Hambli. C'est depuis sa cellule de prison que celui-ci, dans un rôle dit de "logisticien", aurait supervisé les arrivées de cannabis. A l'extérieur, ses "lieutenants" se chargeaient des livraisons. A visage caché, (...)

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