Le scandale des écoutes en Grèce continue de faire trembler le gouvernement

L’opposition puis la presse l’ont surnommé le « Watergate grec ». En Grèce, un scandale d’espionnage a éclaté au cœur de l’été et ses remous éclaboussent jusqu’au Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. La surveillance par les services secrets du téléphone d’un opposant, l’actuel chef du Pasok-Kinal, troisième force politique du pays, pourrait ouvrir une période d’instabilité politique à moins d’un an des prochaines élections.

De notre correspondant à Athènes,

Dès l’instant où la surveillance du téléphone de l’opposant et eurodéputé Nikos Androulakis a été rendue publique début août, l’affaire a immédiatement pris des airs de scandale d’État. Plus tôt cette année, deux journalistes avaient déjà porté plainte pour avoir été espionnés par les services secrets via le logiciel Predator, sans que cela ne provoque de forte déflagration au sommet de l’État grec. Mais cette fois-ci, dans les jours qui ont suivi les révélations de la surveillance trois mois durant l’an dernier de celui qui est devenu l’un des chefs de l’opposition, le patron des services secrets Panagiotis Kontoleon et le secrétaire général des services du Premier ministre ont démissionné. Soulignant, s’il en était besoin, l’ampleur de l’affaire.

Si l’attaque est sa meilleure arme, c’est aussi que la défense semble délicate. Pas une fois, malgré trois interventions au total sur la journée, le Premier ministre n’a pris le temps d’expliquer, de justifier la surveillance de l’opposant. Renforçant ainsi l’impression que celle-ci a, justement, quelque chose d’injustifiable.

Appel à la démission


Lire la suite sur RFI