Des savons pour vendre de la musique? C'est l'idée de Flagalova

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Les savons de Flagalova sont vendus à 10 euros. (Photo: Flagalova)
Les savons de Flagalova sont vendus à 10 euros. (Photo: Flagalova)

MUSIQUE - Des platines à la salle de bain, il n’y a qu’un pas. Ce lundi 20 septembre, un jeune DJ parisien du nom de Flagalova a partagé une série de clichés sur son compte Instagram pour annoncer son arrivée dans un tout autre marché que celui de la musique: les savonnettes véganes.

Il en propose trois, vendues à 10 euros pièce. La première, rose et bleue, sent la myrtille et la fleur de cerisier. La seconde est jaune et violette, rappelant son odeur de citron et de lavande. Pour ce qui est la dernière, senteur thé vert et mandarine, ses couleurs oscillent entre le vert et l’orange.

Les petits savons très esthétiques ne contiennent pas d’huile de palme, ni de SLS, un agent épaississant et moussant fréquemment employé dans les gels douche. Surtout, ils sont emballés dans un petit papier transparent, au dos duquel figure un QR code.

Ça n’a rien d’anodin. Une fois scanné, celui-ci ne renvoie pas vers un site marchand, mais vers l’écoute d’un morceau inédit de l’artiste, sans passer par les plateformes de streaming comme Spotify et Deezer. Le titre, intitulé Soapy Sounds (en français, “sons savonneux”), dure sept minutes, soit le temps d’une douche. “Ce lien sera mis à jour fréquemment avec de nouvelles musiques”, indique le compositeur au HuffPost.

Self-care et gestes barrières

Le projet mûrit dans sa tête depuis de longs mois. “En tant que musicien, la situation sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 a eu un impact sur ma carrière, en pause depuis plus d’un an maintenant”, souffle le jeune homme de 27 ans. Pour Silvère Mainfroy, de son vrai nom, ces savons sont une solution pour financer ses productions.

L’idée dudit objet hygiénique tient à deux raisons. La première est étroitement liée au fait qu’on ne s’est sans doute jamais autant lavé les mains que depuis deux ans. La seconde tient à la musique de Flagalova. Elle est héritée de ce qu’on appelle l’ambient, un genre de musique, principalement électronique, aérien, discret et visuel. Il est, de plus, étroitement lié au self-care, une notion signifiant les soins que l’on prodigue à soi.

“Il était donc intéressant de créer une BO atmosphérique à écouter sous la douche ou dans son bain, donnant ainsi une nouvelle dimension à la toilette, une forme d’écoute passive lors d’un moment intime”, conclut le musicien. Les gestes barrières s’annoncent plus doux.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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