Savoie: un homme condamné à 5 ans de prison pour avoir kidnappé et violé une chienne

Vue du tribunal de Chambéry.  - PHILIPPE DESMAZES © 2019 AFP
Vue du tribunal de Chambéry. - PHILIPPE DESMAZES © 2019 AFP

À Chambéry (Savoie), un homme a été condamné lundi à cinq ans de prison dont quatre fermes pour "atteinte sexuelle sur un animal domestique" ainsi que "vol et mauvais traitements". Il a été reconnu coupable d'avoir kidnappé le 15 septembre, dernier devant la patinoire de la ville savoyarde, une chienne samoyède prénommée Flicka, de l'avoir retenu captive et de l'avoir violé, rapporte Le Dauphiné Libéré.

L'animal, âgé de 12 ans, avait été retrouvé cinq jours après son enlèvement dans la cave sans fenêtre d'un logement squatté par le prévenu, avec uniquement un bout de pain. Les forces de l'ordre avaient reçu un signalement correspondant au profil du suspect.

De nombreux signes de maltraitance

Lors de son transfert vers le commissariat, l'homme âgé d'une quarantaine d'années, déjà condamné pour avoir défiguré une chienne, avait eu cette phrase glaçante: "Les chiens sont des démons qui violent les femmes et les enfants avant de les mordre, ils doivent subir le même sort!".

Un examen vétérinaire réalisé plus tard sur l'animal a attesté que Flicka présentait, en plus de nombreux signes de maltraitances, une inflammation de la vulve et un œdème vaginal, "permettant de suspecter, sans pouvoir attester, qu’il y ait eu pénétration", rapporte Le Dauphiné.

Lors de son jugement lundi, il a démenti les faits qui lui étaient reprochés. "Ce n'est pas moi qui ai commis ces actes sexuels sur ce chien. Ça ne va pas la tête? Ce n'est pas possible. Et je ne suis pas un psychopathe pour maltraiter les chiens et leur taper dessus", a-t-il appuyé.

Une "personnalité psychopathique"

De plus, et contrairement à ce qu'il avait déclaré aux forces de l'ordre lors de son interpellation, il a indiqué qu'il n'était pas à l'origine de l'enlèvement de Flicka. Il a accusé devant les juges un homme avec qui il partagerait le logement qu'il occupe illégalement.

Le condamné, qui cumulait déjà 20 ans de détention et 24 condamnations, majoritairement pour violences, a été décrit comme possédant une "personnalité psychopathique" par un expert. Il a également été condamné pour la deuxième fois à posséder un animal domestique.

L'homme a été jugé "plus adapté à la prison qu'à l'hôpital spécialisé", où il aurait par le passé effrayé les patients et le personnel soignant. Les juges l'ont néanmoins obligé à se soumettre à des soins pendant deux ans.

De leur côté, les maîtres de Flicka ont indiqué que la chienne "va bien, heureusement, et son état psychologique est redevenu normal".

Article original publié sur BFMTV.com