Savigny-le-Temple: des tags anti-police promettant des "primes" indignent

·3 min de lecture

POLITIQUE - “Tableau de primes.“ Des inscriptions anti-police ont été découvertes vendredi 29 octobre au soir dans un hall d’immeuble à Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne. Les tags, écrits au coeur d’un point de deal connu dans le secteur, selon les récits de la presse locale, promettent, entre autres, des sommes d’argent pour divers sévices infligés à des fonctionnaires de police.

Par exemple, “couper la tête d’un policier” ou “violer une policière” pour 500.000 euros ou encore “jet de boule de pétanque sur la police” pour 200 euros, comme le relate un article du Parisien et notre vidéo en tête d’article.

Car l’affaire, “prise aux sérieux par les fonctionnaires qui travaillent dans cette ville”, comme l’écrit le quotidien, suscite l’indignation des syndicats de police et d’une grande partie de la classe politique. Gérald Darmanin s’est même rendu sur place en tout début d’après-midi.

“Je suis venu rencontrer les policiers parce qu’ils ont été attaqués. En appelant à leur viol, à leur meurtre, on veut en appeler au viol et au meurtre de la République”, a ainsi lancé le ministre de l’Intérieur aux côtés de plusieurs élus locaux, avant d’ajouter: “mon premier devoir est de les assurer de mon soutien et qu’il ne peut y avoir de provocations comme celles-ci qui restent impunies.”

“Odieux” pour Bertrand, “inadmissible” pour Roussel

Plusieurs prétendants à l’élection présidentielle, à droite comme à gauche, ont également réagi ce dimanche. Invité de BFMTV, Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, candidat via le Congrès LR, a par exemple estimé que “cela fait des années et des années” que cette situation “dure.”

“Aujourd’hui policier, vous avez la menace de l’intervention sur le terrain, vous avez la menace d’être mis en cause par les délinquants et les criminels parce que vous êtes intervenu et vous avez la menace que vos proches soient eux-aussi inquiétés”, a-t-il expliqué, ajoutant: “c’est odieux ce qui s’est passé.”

Au même moment, Anne Hidalgo, la cheffe de file du PS pour 2022 réaffirmait son soutien aux forces de l’ordre, dans l’émission Le Grand Jury, quand Fabien Roussel, le candidat communiste jugeait, sur Europe 1, Les Échos et Cnews, “inadmissible que dans notre pays on puisse s’en prendre aux forces de sécurité intérieures, aux policiers et aux gendarmes.”

Une enquête ouverte

Sur les réseaux sociaux, Jordan Bardella ou Gilbert Collard ont également réagi à l’extrême droite. Valérie Pécresse et Michel Barnier, aussi, chez Les Républicains, tout comme le patron du Parti socialiste Olivier Faure, élu dans le département. “Ces inscriptions sont impardonnables. Plein et entier soutien à la police républicaine. Nos quartiers ne sont pas des zones de non droit. Et ce sont les gardiens de la paix qui le font respecter. Force doit rester à la loi”, a ainsi écrit le député de Seine-et-Marne, toujours sur Twitter.

Présent sur place, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé qu’une enquête était ouverte puisque “la police judiciaire est saisie par le parquet”, a-t-il précisé, “afin que nous retrouvions les responsables.”

À voir également sur Le HuffPost: Le gouvernement confirme une prolongation possible du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI:

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles