Pour sauver sa peau, l'ENA se cherche des ancêtres agriculteurs

L'Oeil du 20 heures

A l’ENA, c’est une nouvelle qui ne ravit pas la direction : l’Elysée envisagerait de supprimer l’école d’administration, accusée d’accentuer la reproduction des élites… Pour se défendre, l’école a cherché dans les arbres généalogiques de ses élèves des preuves de mixité sociale. Et pour leur trouver des ancêtres ouvriers, employés, ou agriculteurs... il faut parfois remonter plusieurs générations.

Cette semaine, on a appris plein de choses sur les papys et les mamies des énarques : pour démontrer la mixité sociale au sein de l’école, l’ENA a publié hier un message sur les réseaux sociaux.


On y lit que 9% des énarques sont petits-enfants d’agriculteurs, 12% petits-enfants d’employés, 14% d’ouvriers : autant de grands-parents modestes. Mais qu’en est-il des parents des élèves de l’ENA ? L’école n’a rien tweeté là-dessus, mais selon une étude de 2015, seulement 6% des énarques ont des parents employés et ouvriers, soit à peine un élève sur 16.

Pour Luc Rouban, sociologue qui a étudié toutes les promotions depuis les années 50, la part des étudiants issus des classes sociales supérieures à l’ENA ne cesse (...)

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