Sarkozy prend parti dans la guerre Estrosi-Ciotti pour les législatives à Nice

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Marine Brenier, la députée ex-LR des Alpes-Maritimes, désormais investie par le parti Horizons intégrée à la majorité présidentielle, a reçu le soutien de l'ancien président.

LÉGISLATIVES - La recomposition politique se poursuit entre Les Républicains et la majorité présidentielle. Et dans cette guerre ouverte, Nicolas Sarkozy se fait de plus en plus clair sur son choix -même si l’ancien chef de l’État est officiellement “en retrait de la vie politique”. La candidate Horizons dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, Marine Brenier, a publié ce jeudi 9 juin un message de soutien de l’ancien président de la République, à 3 jours du premier tour des élections législatives.

Une prise de position d’une trentaine de secondes à l’impact politique non négligeable puisque Marine Brenier, investie par la majorité présidentielle et soutenue par Christian Estrosi (lui aussi à Horizons), fera face à une candidate des Républicains proche d’Éric Ciotti, Christelle d’Intorni, dans cette circonscription qui s’étend de l’ouest de Nice à Saint-Étienne-de-Tinée.

“Bonne chance pour dimanche prochain”

Dans son message, l’ancien président des Républicains lui exprime “sa reconnaissance profonde” et “son amitié sincère pour la fidélité dont elle a fait preuve”. “Aujourd’hui c’est à moi de te soutenir, tu m’as tellement soutenu, tellement aidé, je te souhaite bon courage et bonne chance pour dimanche prochain”, déclare-t-il à l’adresse de la candidate qui était présidente des Jeunes Républicains de septembre 2015 à juillet 2017.

Pour justifier son départ de LR, la députée avait notamment dénoncé le 9 mai sur France Bleu “une forme de chantage d’Éric Ciotti”, président de la fédération LR du département, lors du choix des investitures.

Celle qui a “soutenu” et “voté pour Valérie Pécresse” lors de la présidentielle, a également expliqué qu’elle n’a pas quitté “sa famille politique de gaieté de cœur” mais qu’elle a fait son choix après les 4,78% obtenus par Valérie Pécresse le dimanche 10 avril. Elle estime avoir rejoint le “bloc des modérés” face à l’apparition de trois blocs au soir de ce premier tour: “un bloc de gauche qui tend vers l’extrême gauche, un bloc d’extrême droite et enfin un bloc des modérés incarné par Emmanuel Macron et sa majorité présidentielle dans lequel les deux partis traditionnels, PS et LR, n’ont malheureusement plus leur place”.

“L’avenir des Républicains, c’est la disparition quand on voit les différences majeures entre les différents membres de cette famille politique”, estime-t-elle, pointant le fait que “cela fait 10 ans que Les Républicains vont d’échecs en échecs, n’arrivent pas à (se) renouveler, à avoir un leader emblématique et à (se) mettre d’accord”.

“Il y a vraiment deux lignes qui apparaissent. Si on veut que les valeurs de la droite continuent à exister dans notre pays, elles ne pourront l’être qu’au sein, soit du bloc d’extrême droite - pour ceux qui se sentent proches de cette idée, ce qui n’est pas mon cas - soit au sein de la majorité présidentielle pour incarner une droite de raison”.

Une bataille locale qui dure depuis des jours

Christelle d’Intorni dénonce, elle, une “trahison”. La maire de Rimplas, qui a donc elle le soutien d’Éric Ciotti, estime que “les électeurs en ont marre d’être trahis, notamment à travers des comportements comme celui de Marine Brenier”.

La conseillère départementale a par ailleurs réclamé la démission de Christian Estrosi de la mairie de Nice et de la présidence de la métropole, estimant qu’il a “trahi” les électeurs de droite en rejoignant Horizons et qu’il doit se “soumettre aux urnes” pour retrouver “un peu de crédibilité et de légitimité”.

Une missive en réaction à une décision de Christian Estrosi qui a choisi, la semaine dernière, de lui retirer son titre de vice-présidente et ses délégations à la métropole en raison d’“attaques lancées contre la collectivité”. “Mes prises de position sur la fiscalité métropolitaine datent de 2018. Et malgré notre opposition publique, vous m’avez quand même proposé d’être votre vice-présidente en 2020”, lui avait-elle répondu.

Le fossé entre Nicolas Sarkozy et LR n’a cessé de se creuser pendant la campagne présidentielle, alors que l’ancien président n’a jamais apporté son soutien à son ancien parti et à sa candidate. Selon des propos rapportés dans la presse, l’ancien chef de l’État, qui cultive une proximité avec Emmanuel Macron, s’est montré très dur envers la candidate: “inexistante”, “Valérie n’a rien compris”, “elle serait bien inspirée de me citer”...

Cette division pourrait en tout cas profiter à leurs concurrents. Dix candidats seront présents au premier tour dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, dont Philippe Benassaya pour la Nupes, Frank Khalifa pour le RN ou Cédric Vella pour Reconquête.

À voir également sur Le HuffPost: Le nom de Nicolas Sarkozy sifflé par le public au meeting de Valérie Pécresse

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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