Pour Sarah Abitbol, la démission de Gailhaguet n'est "qu’une première étape"

Paul Guyonnet
·3 min de lecture
Sarah Abitbol, ici en 2001, a dénoncé les viols commis par son ancien entraîneur Gilles Beyer, lorsqu'elle était adolescente.  (Photo: Olivier MORIN / AFP)
Sarah Abitbol, ici en 2001, a dénoncé les viols commis par son ancien entraîneur Gilles Beyer, lorsqu'elle était adolescente. (Photo: Olivier MORIN / AFP)

VIOLENCES SEXUELLES - Pour elle, “ce n’est qu’une première étape.” Ce samedi 8 février, alors que le puissant président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet a fini par annoncer sa démission, la patineuse Sarah Abitbol estime que ce n’est que le début d’un grand ménage au sein de l’instance.

Or la sportive de 44 ans est l’une des voix qui comptent à ce sujet, notamment parce qu’elle est l’une de celles par qui le scandale a éclaté au grand jour. Dans un livre, “Un si long silence”, elle raconte effectivement comment Gilles Beyer, un entraîneur bien connu au sein du patinage français, l’a violée à plusieurs reprises quand elle était adolescente.

Aujourd’hui, elle attend d’autres départs au sein de l’instance reine de son sport. “La démission de Didier Gailhaguet était nécessaire, mais ce n’est qu’une première étape”, a-t-elle réagi auprès de L’Obs. Pour Sarah Abitbol, il reste effectivement ”à nettoyer toute la fédération où il a tous ses amis. Ceux qui se sont tus et ont soutenu son système, sont toujours là-bas.”

Comme d’autres patineuses et patineurs qui se sont exprimés sur les violences sexuelles ou psychologiques commises par des encadrants, elle dénonce ainsi un système organisé et une omerta au sein de la FFSG.

Roxana Maracineanu pense aux victimes et aux patineurs

Un peu plus tard, c’est la ministre des Sports Roxana Maracineanu qui s’est exprimée au sujet de la démission de Didier Gailhaguet, qu’elle avait appelée de ses vœux des derniers jours, allant jusqu’à menacer la Fédération de sanctions.

Tournée elle aussi vers l’avenir et le chemin restant à parcourir, l’ancienne nageuse a expliqué sur Twitter “prendre acte” de la démission du désormais ex-président Gailhaguet. “C’est une première étape (...) Il n’y a pas d’autre solution que de déconstruire pour mieux reconstruire. Il ne faut pas avoir peur de ça”, a-t-elle considéré, en indiquant que l’enquête administrative annoncée au sein de la FFSG débutera “dès lundi” et durera “quelques bonnes semaines”.

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Elle poursuit: “Les démarches engagées par le ministère des Sports visent à analyser les dysfonctionnements qui ont permis à des agissements graves de se produire dans la durée au sein de la fédération. Ces démarches iront à leur terme. On le doit aux victimes.”

Sur la même ligne depuis l’éclatement du scandale, elle ajoute et conclut: “ous le ferons dans le souci constant de préserver les athlètes, les pratiquants et les clubs pour que ce sport magnifique en sorte grandi.” Elle a en outre laissé planer l’éventualité d’un retrait de délégation le cas échéant.

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