Etudes de médecine : le projet de loi Buzyn prévoit bien la fin du numerus clausus

Ph.L. avec AFP
Agnès Buzyn à sa sortie du Conseil des ministres le 14 novembre. La ministre de la Santé souhaite que son projet de loi soi examiné «en urgence»

Le texte «relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé» sera transmis au Parlement avant l’été.


Le projet de loi santé de la ministre Agnès Buzyn prévoit, entre autres mesures, une réforme des études de santé, une révision de la carte hospitalière, un accès élargi aux données de santé et une régularisation des médecins étrangers.

Ce texte, auquel l’AFP a eu accès jeudi, comprend 23 articles, qui traduisent une partie des engagements pris par Emmanuel Macron en septembre lors de la présentation du plan « Ma santé 2022 ». Selon la ministre, il « devrait être envoyé au Conseil d’État la semaine prochaine ». Il sera ensuite transmis au Parlement avant l’été, Agnès Buzyn souhaitant qu’il soit examiné « en urgence ».

Plusieurs articles visent à habiliter le gouvernement à réformer par voie d’ordonnances, ce que critique le président du Conseil national de l’Ordre des médecins. « Le recours important aux ordonnances privera le projet de loi du grand débat législatif qu’une véritable réforme aurait mérité », a déclaré Patrick Bouet, jeudi, devant des journalistes, déplorant que « les acteurs de terrain ne (soient) à ce jour pas associés à (sa) rédaction ».

Voici les principales dispositions de ce projet de loi.

Réforme des études de santé. Le « numerus clausus » imposé par l’État sera bien supprimé à la rentrée 2020. A cette date, les effectifs d’étudiants en 2e et 3e années de médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique (sage-femme) seront « déterminés par les universités », qui fixeront aussi leurs propres « objectifs d’admission » en 4e année, sous le contrôle du ministère. Le but est de « permettre l’accès à ces études à partir de voies diversifiées », même si « l’ensemble du processus demeurera exigeant et sélectif ».

Les « épreuves classantes » en fin de 6e année de médecine vont également disparaître. Les futurs externes, qui débuteront leur 4e année à la rentrée 2019, passeront de nouveaux examens, auxquels ils devront obtenir « une note (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

3h23 de soleil depuis le 1er janvier à Paris : comment résister à la grisaille ?
Valentina Mennesson, née par GPA : «Il faut reconnaître les enfants sans attendre»
Gilets jaunes : la journaliste qui «balance» sur les médias travaille-t-elle vraiment pour le «New Yorker français» ?
La sortie du charbon, prévue pour 2022, va-t-elle être repoussée ?
Ile-de-France : une centaine de personnes en grève de la faim dans deux centres de rétention