Santé : un parcours semé d’embûches

Libération.fr

Trump miserait désormais sur l’explosion financière de l’Obamacare, dont une partie pèse sur la classe moyenne, pour faire porter le chapeau aux démocrates.

L’Obamacare a décidément la peau dure. Bête noire des conservateurs depuis son adoption en mars 2010, la loi emblématique de l’ère Obama semblait condamnée à mort par l’élection de Donald Trump. Forts de leur emprise totale sur le pouvoir politique à Washington - Maison Blanche et Congrès -, on imaginait déjà les républicains appliquer sans encombre leur feuille de route. A commencer, donc, par la réforme de la santé. Et pourtant : huit semaines seulement après l’investiture du nouveau président, la promesse phare de sa campagne a donc déjà disparu de l’ordre du jour.

«L’Obamacare est la loi et elle le restera tant qu’elle ne sera pas remplacée. Nous allons continuer de vivre avec l’Obamacare dans le proche futur», a concédé vendredi Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants, juste après le retrait du plan républicain censé démanteler la loi phare de Barack Obama. Entre 2011 et 2016, les républicains ont voté symboliquement à plus de 60 reprises pour abroger l’Obamacare. Passés de l’opposition au pouvoir, avec les responsabilités que cela implique, ils ont été incapables de voter une seule fois sous la présidence Trump.

Failles du système. Défiant tous les pronostics, l’Affordable Care Act (ACA) - nom officiel de cette loi - va donc rester en place. En tout cas pour l’instant. Car l’avenir de ce texte aux effets bénéfiques pour beaucoup, mais désastreux pour d’autres, demeure incertain. Il dépendra du chemin emprunté dans les mois à venir par l’administration Trump : tenter de réparer les failles du système actuel, ne rien toucher ou au contraire tout faire pour accélérer son échec.

Adoptée pour réduire le nombre d’Américains privés d’assurance, le plus souvent par manque de moyens, l’ACA a de ce point de vue rempli son objectif. Depuis son entrée en vigueur, le nombre d’Américains disposant d’une (...)

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