Santé : une molécule cancérigène pollue l’eau courante dans la Sarthe

Cela fait trois ans que cela dure : Catherine fait des allers-retours depuis sa cave. Il s’agit de sa seule réserve d'eau disponible. Les dernières analyses ne laissent aucun doute. Dans l’eau courante de Catherine se trouve du chlorure de vinyle monomère, ou CVM, à raison de 2,3 microgrammes par litres d’eau. C’est cinq fois plus que la limite réglementaire fixée à 0,5 microgrammes. Elle ne peut donc plus boire de l'eau du robinet, ni l'utiliser pour laver ses légumes à moins de la faire bouillir au préalable. Une molécule cancérigène Le CVM est un gaz qui entre dans la composition du plastique. Il est présent dans certaines canalisations posées avant les années 80. Le risque est qu’il pénètre dans les réserves d’eau lorsque celle-ci stagne pendant plus de 48 heures, comme c’est parfois le cas à l'extrémité des réseaux, surtout en zone rurale. En France, jusqu'à 300 000 personnes vivraient dans une zone exposée. Cette molécule est cancérigène. Un risque est donc présent selon le degré d’exposition.