Santé mentale : "La stigmatisation de la schizophrénie entraîne un retard dans l'accès aux soins"

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Du 13 au 20 mars se tiennent les journées internationales de la schizophrénie. La pathologie mentale touche près de 700 000 personnes en France, mais reste mal comprise et stigmatisée. Témoignage.

"Comme un sujet tabou". C'est ainsi que Maximilien Durant, 27 ans, a longtemps vécu sa schizophrénie. D'abord, avec sa famille, ses parents. Puis avec ses amis. "J'ai commencé à avoir des hallucinations visuelles et auditives à partir de l'âge de douze-treize ans", se remémore difficilement le jeune homme. Par crainte d'être considéré comme "un fou", il se tait longtemps. Quatre ans. "Évoquer la santé mentale n'est pas dans les mœurs. Ça revient souvent à quelque chose de dégradant, qu'on préfère ne pas voir", justifie-t-il.Seul face à ses démons, Maxime Durant décide de nommer le mal pour lui faire face. Il appellera la voix qui l'envahit et résonne dans sa tête jusqu'à l'affaiblir, Murphy. Mais seul, sans soutien et sans diagnostic, l'adolescent qu'il est à l'époque plonge dans la dépression. "J'en suis arrivé à me faire du mal à moi-même, je me suis scarifié", raconte-t-il aujourd'hui, détaché des événements. "Mes parents pensaient à une crise d'adolescence, jusqu'à mes 16 ans où j'ai dû être interné en hôpital psychiatrique". Un soulagement ? Une occasion de tout déballer, d'être enfin entendu ? Pas vraiment. Par crainte des conséquences, il garde le silence et feint un comportement ponctuel. Sa crainte : être interné à vie. Quelque temps après sa sortie, le jeune...

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